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Communications-marketing: où en est le marché de l'emploi?

Recherche d'emploi: s'engager pour se faire engager

En recherche d'emploi, il est impératif de se démarquer aux yeux d'un employeur. Car plus qu'un simple processus d'entretien, le recrutement représente, pour un candidat, l'occasion de faire valoir ses ambitions de carrière et de s'engager à livrer des résultats.

D'entrée de jeu, Elisabeth Starenkyj, associée et vice-présidente de l'agence de recrutement La Tête Chercheuse, mentionne deux clés de réussite pour les candidats en recherche d'emploi: l'engagement et l'intrapreneurship.

ELISABETH STARENKYJ

ASSOCIÉE ET VICE-PRÉSIDENTE DE LA TÊTE CHERCHEUSE

L'engagement consiste à démontrer une volonté d'apprendre et de grandir dans le poste convoité. Pour sa part, l'intrapreneurship démontre une envie de faire une différence et d'être imputable des responsabilités associées à l'emploi désiré. Car pour Elisabeth Starenkyj, «le recrutement, c’est beaucoup plus que d'aller chercher des compétences: c’est aussi un arrimage culturel avec un employeur.»

Précisant sa pensée, elle indique que les employeurs s’attardent aux compétences, mais les recruteurs vont porter une attention particulière à l’arrimage entre l'entreprise et le candidat. «Pourquoi le candidat a-t-il envie de bouger? Qu’est-ce qu’il recherche pour sa croissance professionnelle? C’est dans ces réponses que se fait ce jumelage entre les objectifs d’affaires de l’employeur et les motivations d’un candidat.»

Alors, comment un candidat peut-il démontrer ses motivations? Elisabeth Starenkyj donne l'exemple d'un candidat travaillant dans une organisation solide, mais où le chiffre d'affaires est en baisse. «Il peut rêver de joindre une entreprise en croissance. C’est un profil qui peut donc être identifié comme intrapreneur.» Pour les candidats, il est alors intéressant de démontrer comment ces touches entrepreneuriales qui les animent peuvent ensuite s'appliquer à l'emploi convoité.

Et avoir le dynamisme et l'énergie de dire qu'on veut (et peut) livrer des résultats représente un excellent moyen d'étayer son engagement envers un employeur.

L'engagement, talon d'Achille des milléniaux?
Alors que l'engagement représente un élément central de l'embauche, Elisabeth Starenkyj indique que les milléniaux auraient tout avantage à l'intégrer davantage dans leurs parcours. Elle explique que, trop souvent, les milléniaux ne font que des passages de six à 12 mois dans une entreprise, un certain «manque de loyauté» qui insécurise les employeurs. «Et là, on ne parle pas de s’engager pour 15 ans, mais pour deux ou trois ans, puis d'être pleinement présents dans son rôle», précise Elisabeth Starenkyj.

«LES EMPLOYEURS CHERCHENT DES GENS CAPABLES D’ÊTRE ENGAGÉS ET DYNAMIQUES.»

Elle mentionne que de rester dans un rôle pour une plus longue période permet d'acquérir une perspective complète sur les responsabilités, enjeux et défis qu'un candidat est en mesure d'apporter à une organisation. «Les employeurs cherchent des gens capables d’être engagés et dynamiques. Des gens qui apportent quelque chose et qui, en retour, veulent également apprendre.» Pour y parvenir, Elisabeth Starenkyj offre comme conseil de se doter d'une attitude ouverte, curieuse et qui exprime une volonté de progresser.

«Un élément distinctif des bons candidats, c'est lorsqu'ils expriment clairement leur volonté d’acquérir de nouvelles compétences, d’élargir leur expérience ou de changer d’industrie.» Ainsi, ceux capables de démontrer que leurs expériences passées sont pertinentes pour un nouveau rôle laissent l'impression d'un profil allumé, qui séduira les recruteurs.

«Les employeurs sont très ouverts à leur donner une belle place, si les milléniaux sont prêts à s’engager», conclut Elisabeth Starenkyj.

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