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Voici les Personnalités Infopresse 2016

Raphaël Ouellet: jeune prodige

À seulement 27 ans, Raphaël Ouellet cumule les récompenses en photographie et en réalisation. Son succès, il le doit à son amour pour le travail. 

Les récompenses
En 2016, Raphaël Ouellet a remporté le Grand Prix du concours Lux pour une photo de Justin Trudeau. De plus, deux de ses images ont été sélectionnées pour la revue annuelle American Photography, alors que son court-métrage Tout simplement a fait partie des 37 œuvres choisies par Téléfilm Canada pour être présentées dans le cadre du Marché du film de Cannes. Enfin, trois de ses projets ont été récompensés aux concours Applied Arts. Bref, une année faste pour le jeune photographe et réalisateur.

«2016 est, de loin, la plus belle année de ma carrière. Mais c’est parce que j’ai connu une année très occupée en 2015 que je récolte des prix maintenant.» D’ailleurs, Raphaël Ouellet ne pense pas devoir son succès à son talent, mais plutôt à son travail acharné. «J’adore travailler et je suis très rigoureux. Je ne fais que ça depuis que j’ai 12 ans. On peut dire que je suis la définition d’un workaholic.»

De la photographie à la réalisation
Outre les prix, c’est son entrée dans la réalisation de publicité dont Raphaël Ouellet est particulièrement content en 2016. «C’est super difficile d’intégrer le milieu de la réalisation publicitaire et de faire ses preuves. Les autres formes de réalisation ne ressemblent pas à la pub et tu ne peux en faire sans client. C’est donc difficile d'obtenir sa première chance.» Mais à sa grande surprise, Marie-Ève Dion, Valérie Wells et Julie Lorazo, de Lg2, ont pensé à lui pour une publicité de Penningtons, après avoir vu son film pour le boxeur professionnel Jean Pascal. «Elles auraient pu appeler un million de réalisateurs avant de penser au kid qui n’a jamais fait de pub.» Ses premières expériences lui ont permis, en 2016, de développer son style, sa personnalité et sa façon de travailler. Parce que, comme il le souligne, un plateau publicitaire, c’est très différent d’un plateau de fiction.

Il ne compte pas pour autant abandonner la photographie, qui demeure une passion. Malgré tout, Raphaël Ouellet est déçu du chemin que prend cette industrie. «On voit de moins en moins de beaux imprimés conceptuels, qui font place aux photos de style de vie et de bouffe. Je m’ennuie des photos d’idée, avec une proposition créative et même revendicatrice. Pour moi, la photographie, c’est aller au-delà de «capturer le moment». C’est de la création, un thème, une vision. Je veux aller au-delà de la belle image, pour présenter une image intelligente, intéressante.»

L’avenir
Malgré sa feuille de route bien remplie, Raphaël Ouellet n’a pas encore 30 ans. Il a encore une carrière remplie devant lui, mais préfère ne pas faire de plan: «Chaque fois que j’ai tracé des plans, ça a planté. Chaque fois que je n’en fais pas, ça m’amène à des endroits intéressants.»

Il aimerait néanmoins que sa carrière ressemble à celle de son ami photographe Olivier Staub, fondateur de La Cavalerie. «Il travaille partout dans le monde, pour de grosses agences, mais garde Montréal comme centre de gravité, avec sa maison de production et en demeurant engagé auprès des artistes locaux. Je trouve très inspirant de savoir que c’est un modèle qui existe et qui fonctionne.» 

* Crédit photo: Félix Renaud, Zetä Productions

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