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30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Xavier Blais: travailler fort, s'amuser ferme

Le concepteur-rédacteur de Rethink est âgé de 28 ans. 

Xavier Blais a entamé sa carrière chez Commun, où il écrivait des tweets pour des produits de dindon. Quelques projets plus tard, il s'est retrouvé chez Bos, où il a eu la chance de travailler pour des marques iconiques comme Honda et l’Église catholique de Montréal. Après un bref passage à la pige, Rethink l'a recruté pour monter les meubles Ikea de son bureau de Montréal.

On a parlé de ses projets dans Esquire, New York Times et Wired, et à CNN, en plus de les voir figurer au palmarès des concours Clio et One Show, parmi les finalistes à Cannes et sur le fond d’écran de sa mère.

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
Probablement le panneau J’ai raté mes rénos pour Canal Vie. Surtout parce qu’on a réussi à le faire, en fait. Le projet est mort pas mal de fois, de la première présentation au refus de l'entrepreneur en construction, en passant par le moment où nous étions incapables de trouver un opérateur de grue ou un imprimeur. On l’a vraiment porté à bout de bras avec Marie-Ève Rheault et Simon Rufiange, celui-là.

C’est l’occasion de rencontrer 29 personnes de qui j’ai sans doute pas mal de trucs à apprendre. 

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
C’est l’occasion de rencontrer 29 personnes de qui j’ai sans doute pas mal de trucs à apprendre. Puis de les ajouter sur LinkedIn. Puis d’avoir une nouvelle photo corpo à mettre sur ma page LinkedIn.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Dans mon livre de finissants en sixième année, j’avais écrit «cardiologue» pour avoir l’air cool. Avec le recul, je pense que ça aurait été cool pour vrai.

Qu'est-ce qui vous a décidé à faire ce que vous faites aujourd'hui?
- Les campagnes de Sloche, spécialement Gadoue.
- «Si ça existait, on l’aurait»
Ce message-là, de 1994 de McDonald's. J’avais enregistré des épisodes de La Petite Vie sur VHS, puis c’est la seule pub que je ne passais pas en accéléré.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
Faire de meilleures études de cas que les jobs elles-mêmes.

J’ai juste envie de faire du bon travail dont les gens auront envie de parler.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?
J’ai juste envie de faire du bon travail dont les gens auront envie de parler. Et je n’ai pas envie d’être le gars qui écrit un texte fielleux dans 20 ans pour dire que l’industrie est devenue médiocre et que tout était mieux avant.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Fier de ma réponse à cette question.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
J’ai eu la chance d’être mentoré par beaucoup de collègues et de patrons qui avaient tous de bonnes anecdotes, des conseils ou des trucs pertinents. Sinon, je trouve le travail des Américains Chris Baker et Mike Lacher très inspirant. Toutes leurs idées sont ancrées dans la culture populaire et toujours amenées avec une ironie parfaitement dosée.

Quelle est votre devise?
«Good Artists Copy; Great Artists Steal.»
– Xavier Blais

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Ma réponse sera sans doute différente au moment de publier ces lignes, mais en date du 5 octobre 2016, ce serait David Chang du resto Momofuku.

Quel est le projet qui vous rend mort de jalousie?
Slapdash Supercars de Max Siedentopf. Armé d’un peu de carton et de ruban, il a transformé les voitures de parfaits inconnus en bolides de course bon marché. Ça n’a rien coûté, ça a fait sourire les gens, puis l’insight est universel.

Quelle est votre plus grande déception?
De ne jamais avoir été choisi pour participer au jeu télévisé Carmen Sandiego.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
– Tu sais les vraiment bonnes pubs du lait, là?
– Ouais, c’est toi qui as conçu ça!?
– Non.

Photo: Félix Renaud  Zetä Production

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