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30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Virginie Gosselin: mettre les autres en lumière

La photographe, représentée par Zetä Production, est âgée de 25 ans. 

Après ses études au collège Dawson, Virginie Gosselin a uni ses deux grandes passions: la photographie et la gastronomie du terroir. En 2015, elle s'est jointe à l’équipe de photographes de Zetä Production. Après la parution de son livre Au Gré des champs, qu’elle cosigne avec sa sœur, elle a cumulé sept prix, dont le prestigieux «Best in the world» du concours Gourmand World Cookbook. Leur ouvrage a ainsi été nommé meilleur livre sur le fromage au monde.  

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fière?
Mon volume Au Gré des champs. C’est une réalisation très concrète. Nous avons eu une idée, puis, deux ans plus tard, j’avais un livre dans mes mains. Je suis d’autant plus fière d’avoir accompli cette réalisation avec ma sœur. Je crois que c’était le projet parfait pour embellir ma pratique tout en contribuant au patrimoine de l’entreprise familiale.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?   
Une immense fierté qui s’ajoute à cette année marquante pour moi. Une motivation pour accomplir encore plus de beaux et grands projets.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Je ne savais pas trop, cela devait probablement changer chaque semaine.

Qu'est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites aujourd'hui?
Au secondaire, j’ai choisi l’option photographie en me disant que c’était certainement mieux que les arts plastiques ou l’informatique. Il s’est avéré que j’ai beaucoup aimé ça. Je prenais mon cours d’option très au sérieux et j’y investissais beaucoup de temps (pour une élève du secondaire). Ne sachant pas trop où je m’en allais au cégep, j’ai choisi de poursuivre en photo. Par la suite, mes premières expériences de travail mon confirmé que c’est un milieu que j’adore.   

Il faut toujours se dépasser avec de nouveaux projets et rester dans l’air du temps.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
En photographie, je dirais, bien faire sa place, démontrer que son talent et son style sont uniques. Il faut toujours se dépasser avec de nouveaux projets et rester dans l’air du temps.

Je suis fière quand je peux mettre en lumière le travail d’un artisan.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?
Je n’ai pas la prétention de «changer les choses», mais je suis fière quand je peux mettre en lumière le travail d’un artisan qui, souvent, se retrouve dans l’ombre ou qui n’est parfois pas reconnu à sa juste valeur.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Retraitée.

Qui est votre plus grand modèle/mentor? 
Mes plus grands modèles, ce sont mes parents. Ils sont à mes yeux des entrepreneurs visionnaires et non conformistes.                                                

Dès mon enfance, j’ai suivi l’évolution d'un ambitieux projet qui, à l’époque, ne faisait pas l’unanimité. J’admire vraiment leur dévouement et leur passion.

Quelle est votre devise?
On ne sauve pas des vies, comme on dit.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
C’est dans un autre domaine que la photographie, mais probablement Édith Piaf. Je suis fascinée par cette femme et son œuvre. 

Quel est le projet qui vous rend morte de jalousie?
Il y en a pas mal, mais en tête, certainement les beaux reportages culinaires de partout pour les grands magazines américains.

Je suis fière de mon parcours. 

Quelle est votre plus grande déception?
Je ne crois pas avoir de grande déception. Je suis fière de mon parcours. Les petites déceptions ne font que me motiver à toujours faire mieux et faire encore plus d’efforts chaque jour dans mes différentes tâches.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Je crois qu’elle comprend très bien mon métier. Je dirais que c’est plus mon père qui est toujours étonné de voir jusqu’où je peux aller simplement pour prendre une photo. Je le fais souvent participer à mes projets. Je lui emprunte des planches de bois de vielles clôtures ou je m’installe en plein milieu de son champ de blé afin de prendre une photo pour un magazine.

Photo: Félix Renaud  Zetä Production

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