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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Sofia Sokoloff: faire briller le Québec

La designer et présidente de Sokoloff Lingerie est âgée de 29 ans.

Fondée il y a à peine quatre ans, l’entreprise Sokoloff Lingerie ne cesse de grandir et de s’épanouir, grâce à la vision et à la persévérance de sa présidente et fondatrice: Sofia Sokoloff. 

Entêtée à produire au Québec malgré l’évolution rapide et les défis que comporte le secteur manufacturier, elle reste fidèle à ses convictions, celle de faire briller la scène artistique et entrepreneuriale de Montréal.  

Il est possible et monétairement viable de fabriquer mes produits à Montréal

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fière?
Je suis extrêmement fière d’avoir pu prouver qu’il est possible et monétairement viable de fabriquer mes produits à Montréal. Je suis fière d’engager des gens d’ici tout en exportant mes produits.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Une belle occasion de représenter la relève d’ici. Je suis fière de faire partie d’une génération jeune, mais tellement ambitieuse, et qui ne délaisse pas pour autant ses valeurs et principes afin d’atteindre plus vite le succès.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Astronaute! Ha!

Qu'est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites aujourd'hui?
Il n’y a pas de moment marquant, de tournant ou d’illumination quelconque m'ayant guidée vers le métier de designer. J’ai suivi mes désirs et intérêts sans jamais trop me poser de question. De fil en aiguille, j’étais à la tête d’une entreprise!

on doit se démarquer pour tirer son épingle du jeu.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
S’adapter sans cesse et sans relâche. Que ce soit face aux nouvelles technologies, aux nouveaux outils, aux nouvelles stratégies ou aux nouvelles tendances. C’est un milieu en constante mutation, où l'on doit se démarquer pour tirer son épingle du jeu.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?
En faisant rayonner une marque 100% montréalaise sur les marchés internationaux. Je veux démentir les croyances actuelles, où les entreprises croient devoir expatrier leur production afin de pouvoir être concurrentielles, et prouver que Montréal a encore et toujours les ressources et le potentiel pour redevenir la capitale mode qu’elle était autrefois. Démontrer que le Made in Montréal est non seulement une fierté, mais surtout un atout dans une optique de commerce international.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
J’espère surtout ne pas être blasée, et d’avoir su développer des projets qui me stimuleront autant qu’aujourd’hui.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
Je n'ai pas vraiment de mentor, mais juste un instinct. J’aime apprendre de chaque rencontre, absorber un maximum de renseignements par rapport au parcours de chacun. Cela dit, je n’ai jamais ressenti le désir ou le besoin de m’identifier à une façon de faire particulière.

L’important en affaireS est de foncer, d’oser. 

Quelle est votre devise?
Ce n’est pas une devise, mais l’important en affaires est de foncer, d’oser. Voir tout le monde comme ses égaux et ne pas se croire inférieur à quiconque. Ça permet de ne pas avoir peur de cogner aux portes, de ne pas craindre les refus. Il n’y a rien de trop ambitieux, il suffit d’être prêt à travailler fort et de ne pas avoir peur du risque.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Bradley Cooper.

Quel est le projet qui vous rend morte de jalousie?
Je ne suis pas de nature jalouse, mais j’admire les gens nomades. Ceux dont leurs projets de vie leur permettent de voyager, de partir à l’aventure, et dont la liberté n’est pas seulement un désir, mais un mode de vie.

Quelle est votre plus grande déception?
Qu’il n’y ait pas assez d’heures dans une journée pour pouvoir porter autant le chapeau d’entrepreneure que celui d’artiste. Je suis déçue de devoir prioriser l’un plus que l’autre et de ne pas réussir à laisser autant de place que je le voudrais à la création dans mon emploi du temps.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Mes parents m’ont toujours énormément encouragée. Ils collectionnent encore les magazines et journaux dans lesquels Sokoloff Lingerie apparaît! Ma mère a donc suivi ma carrière de près, pas besoin de lui décrire quoi que ce soit.

Photo: Félix Renaud  Zetä Production

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