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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Philippe Demers: allier art et économie

Le cofondateur et directeur général de MASSIVart est âgé de 29 ans. 

Philippe Demers est un entrepreneur engagé dans le développement économique par l’art et la culture. Il a cofondé en 2009 MASSIVart, une agence montréalaise qui lie les artistes aux marques et aux entreprises par des événements originaux et des œuvres innovantes. Des noms comme l'Association nationale de basketball, Converse, Ubisoft, KPMG et l’hôtel W figurent dans la liste de ses clients.

De plus, Philippe Demers est l’initiateur du festival Chromatic, une expérience artistique immersive ayant rassemblé plus de 500 artistes et 50 000 personnes à Montréal, Paris et Toronto. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
Je suis pas mal content du plus récent Chromatic et de son nouveau volet Pro, car je crois que ce genre de projet fait une véritable différence pour la communauté artistique montréalaise.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Je suis agréablement surpris qu’un entrepreneur culturel soit retenu dans un palmarès de communications, marketing et médias. Je pense que cela démontre la valeur ajoutée de l’art dans le milieu des communications et du marketing.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Je désirais conduire des pelles mécaniques et ne jamais plus quitter mon carré de sable.

Qu'est-ce qui vous a décidé à faire ce que vous faites aujourd'hui?
Je travaillais pour la responsable culturelle de mon cégep pendant mes études. Un jour, elle m’a dit: «Philippe, si tu vas en médecine, tu vas haïr ta vie. Tu devrais considérer la production culturelle comme métier.» J’ai constaté qu’elle avait raison, puis je me suis inscrit en communication à l’Uqam.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
Promouvoir du contenu de qualité dans les bons contenants. Et peut-être aussi répondre à tous ses courriels.

J’espère réussir à faire changer la vision selon laquelle l’art et la culture sont peu utiles dans le développement économique.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?
J’espère qu’un projet à la fois, MASSIVart va réussir à faire changer la vision populaire selon laquelle l’art et la culture sont peu utiles dans le développement économique de nos entreprises et de nos villes. Également, j’espère contribuer à la diversification des sources de revenus des artistes.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Donald Trump.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
J’ai récemment rencontré Vincent Carry, fondateur des Nuits sonores, à Lyon. Ses milliers de projets et son modèle d’affaires m’ont vraiment inspiré. Bravo aussi à Kristian Manchester, un directeur de création qui est un sacré bon coach depuis 2009.

Quelle est votre devise?
Je vais emprunter ici le «Stay hungry, stay foolish» de Steve Jobs.

J’espère contribuer à la diversification des sources de revenus des artistes.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
David Bowie.

Quel est le projet qui vous rend mort de jalousie?
Copenhague Power plant de l’architecte Bjarke Ingels. Ce projet est remarquable, tout est là.

Quelle est votre plus grande déception?
Peut-être pas ma plus grande déception, mais quand Stephen Harper a pris le contrôle du gouvernement fédéral, j’ai eu vraiment mal.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Ma mère sait bien ce que je fais: c’est elle qui produit les fiches de paye pour l’équipe (merci maman <3 ).

Mais si j’avais à lui décrire, je dirais que j’ai une agence de direction artistique et de production qui connecte les artistes aux marques et aux publics par des installations, des événements et des collections d’œuvres d’art. C’est vraiment amusant! 

Photo: Félix Renaud  Zetä Production

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