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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Laurence Beauchemin: passionnée des communications numériques

La conseillère en communications numériques de L'Équipe Spectra est âgée de 26 ans. 

Laurence Beauchemin allie stratégie, collaboration et passion afin que terrain et médias sociaux se rencontrent pour plusieurs festivals montréalais.

Elle a fait ses classes chez Cossette et Pratt & Whitney avant de débarquer chez Spectra, qui gère plusieurs festivals d’envergure internationale. On la trouve entre autres dans les coulisses du Festival international de jazz de Montréal, des FrancoFolies de Montréal et de Montréal en lumière.

Son plus grand atout: son esprit de collaboration – avec ses collègues, les différents services de son entreprise et de nombreux partenaires et commanditaires –, qui lui permet de créer du contenu de qualité qui conjugue affaires et plaisir.

Passionnée des communications numériques, Laurence Beauchemin met aussi son expertise au service de la Fondation Evenko et du Pôle Médias HEC Montréal. Et parce qu’elle n’en a jamais assez, elle a terminé, en 2015, un Dess en communication-marketing (HEC Montréal) et s’est jointe à la seconde cohorte de L’Effet A, qui célèbre l’ambition des jeunes professionnelles.

Chaque fois qu’on m’incluT dans des décisions de haut niveau, je me dis que c’est un pas dans la bonne direction.

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fière?
D’avoir fait ma place dans mon milieu, dans mon entreprise. Et d’avoir fait de la place à mon poste: de l’avoir transformé et adapté pour en faire une nécessité. Chaque fois qu’on me demande conseil ou qu’on m’inclut dans des décisions de haut niveau, je me dis que c’est un pas dans la bonne direction.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Une motivation. Une fierté. Un petit boost qui me donne envie de continuer de me dépasser.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Architecte. Merci Lego.

Qu'est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites aujourd'hui?
J’avoue que je suis tombée dedans. J’étudiais en communications, mais je m’enlignais davantage vers les relations publiques et la gestion de crise (je n'en suis pas loin). C’est Cossette qui m’a donné ma chance en médias sociaux, alors que j’étudiais encore au baccalauréat. J’ai tellement aimé me retrouver dans un milieu où il faut apprendre chaque jour (et tout effacer et apprendre de nouveau) que j’ai décidé de développer cette expertise.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
Se renouveler. Se tenir à jour. Ne pas tomber dans le piège de la routine. L’industrie, la technologie et les plateformes changent constamment. Aujourd’hui, un professionnel des communications doit faire preuve de curiosité, mais aussi de rigueur pour rester connecté avec le consommateur, sans le noyer dans le contenu.

Je veux surtout briser les silos qui existent en entreprise.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?
Je veux surtout briser les silos qui existent en entreprise: cette espèce de manie de travailler chacun de notre côté. J’ai la chance d'œuvrer avec des gens passionnés et ouverts à faire les choses différemment pour intégrer les communications numériques en amont pour le bien de l’entreprise et des consommateurs, pas seulement au chapitre des tactiques. 

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Architecte?

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
J’ai eu la chance, en participant à L’Effet A, de rencontrer et de discuter avec des femmes inspirantes et ambitieuses comme Marie-Josée Lamothe, Isabelle Hudon, Danièle Henkel et Élisabeth Préfontaine: ces rencontres qui m’ont fait grandir comme professionnelle et comme femme. Je dois aussi mentionner une certaine Suzanne Gagnon (bon, oui, c’est ma mère), femme d’affaires d’exception, qui m’a toujours encouragée, conseillée et épaulée tant sur le plan personnel que professionnel.

Quelle est votre devise?
«The consumer is not a moron; she is your wife – David Ogilvy (merci à mes cours d’histoire de la publicité pour ce bijou)

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Des gens qui m’ont fait et me font toujours rêver: John Lennon, Walt Disney et J.K. Rowling.

Quel est le projet qui vous rend morte de jalousie?
Uber. La démocratisation derrière Uber. La pensée «client d’abord» derrière Uber. Je trouve le concept fascinant.

Quelle est votre plus grande déception?
De ne pas être partie en tournée avec un spectacle de grande envergure quand l’occasion s’est présentée à moi… parce que je voulais finir mon cégep en deux ans. Je crois que mes cours de philosophie auraient pu attendre une session ou deux.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Étonnamment, ma mère comprend bien mon travail. C’est avec ma grand-mère que ça se corse. J’ai beau remanier et remanier mon «pitch d’ascenseur», elle me demande encore quand elle va me voir à la télévision.

Photo: Félix Renaud  Zetä Production

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