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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Dominic Faucher: ambition sans mesure

Le directeur de création et associé de l'agence Orksetra est âgé de 28 ans. 

Depuis ses 26 ans, Dominic Faucher est à la tête de l’équipe de création d'Orkestra, agence spécialisée en publicité, en événementiel et en production vidéo. Responsable du produit créatif, il assure aussi le rayonnement de son équipe, le recrutement de nouveaux talents et le développement de nouveaux projets aux côtés de ses deux partenaires d’affaires et amis: Colin Laramée et Alex Van Dieren.

Par-dessus tout, Dominic Faucher est un électron libre, un WTF, un inclassable, un communicateur complet. Il n’est pas le créatif de l’agence, mais bien le créateur qui a les deux mains dedans et qui sait bien s’entourer pour repousser les limites de sa propre équipe. Il ne prospecte pas, on l’appelle. Il n’a pas de clients, mais bien des amis et une équipe fonçant vers le même horizon. Bref, il revisite le titre de directeur de création à sa manière, sans trop savoir ce que «directeur de création» veut dire au départ. 

J’ai eu la chance de me faire embarquer dans un projet de fou à 25 ans. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
Veux, veux pas, j’ai eu la chance de me faire embarquer dans un projet de fou à 25 ans. On m’a fait confiance pour monter une agence en partant de rien. Nous étions trois gars, avec une ambition sans mesure et deux ou trois ordinateurs portables pas à jour. Aujourd’hui, j’ai 28 ans, nous comptons 14 employés et avons toute la latitude pour faire ce que nous aimons dans la vie. Sans patron, sans limites et avec des ordinateurs à jour.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Parfois, j'ai l’impression de ne pas faire un bon travail. Vraisemblablement, des gens, quelque part, me disent que je ne suis pas si mauvais, finalement. 

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Je désirais être pilote de chasse, comme mon père, pour deux raisons. D'abord, pour piloter des avions de chasse. Deuxièmement, pour plaire aux filles tout en écoutant Take My Breath Away (NDLR: chanson évocatrice du film Top Gun)  

Qu'est-ce qui vous a décidé à faire ce que vous faites aujourd'hui?
J’ai croisé un homme qui ressemblait au père Noël dans un café étudiant, en novembre 2007. J’étais certain que c’était un acteur engagé pour faire le tour du campus. Il m’a dit en souriant:

- Toé, tu vas faire de la pub.
- Ben. Hmmm, non, que je lui ai répondu.
- Oui, oui. T’es un publicitaire, toi.  
- Hmmm, OK. 

J’ai compris par après que c’était Claude Cossette. Et qu’il ressemble beaucoup au père Noël.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
Essayer de faire son travail comme il faut. Ça a l’air de rien dit de même, mais c’est parfois compliqué.

j’essaie de voir comment on va travailler avec les prochaines générations de communicateurs.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?
Chaque jour, j’essaie de voir comment on va réussir à travailler avec les prochaines générations de publicitaires/communicateurs pour que tout le monde y trouve son compte. Parce que jusqu'à maintenant, ils sont spéciaux, les milléniaux. 

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Pilote de chasse, faut croire. J’écoute encore Take My Breath Away, par contre. Toujours plutôt pénible comme chanson.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
Modèle: Mes parents. Ils ne sont pas tuables.
Mentors: Christian Désilets et Gaëtan Namouric. Je ne sais pas lequel des deux est le plus grand.

Quelle est votre devise?
Ouais. Mais non.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Le gars qui a dessiné les parcours qu’on doit suivre chez Ikea, histoire de nous faire acheter plein de cossins dont on n'a pas besoin. On se sent même mal quand on prend des raccourcis! Du grand génie.

Quel est le projet qui vous rend mort de jalousie?
Pas tant mort de jalousie, mais tous les projets d'entreprises sur la route qui produisent du vrai bon contenu sur leur passion, qui ont une ligne de produits à côté, un style de vie relax, des abonnés fidèles. Dans le genre de Hooké et Ouisurf. Des beaux projets d’ici.

Quelle est votre plus grande déception?
Le fait qu’avant, quand j’attachais ma ceinture dans mon auto, il n'y avait pas de petite bedaine qui passait par-dessus. Depuis que je travaille en pub, il y en a une. 

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Maman, je… chaque jour… j’essaie de… comme… tu sais… Oui, les affiches… Mais… ça sent bon. Qu’est-ce que tu cuisines? 

Photo: Félix Renaud  Zetä Production

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