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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

David Pontbriand: l'humain au centre des réflexions

L'associé de KnightsBridge et de C2 Immobilier est âgé de 29 ans. 

David Pontbriand est un spécialiste des communications qui met son expertise à contribution dans le secteur immobilier. Cet associé de KnightsBridge a également cofondé C2 Immobilier, une firme-conseil en courtage immobilier.

Il a fait ses débuts chez Cossette, puis est devenu l’un des associés originaux de Substance stratégies. Il y conseillait des marques québécoises sur l’utilisation de la créativité pour atteindre leurs objectifs communicationnels.

Habile vulgarisateur, il a participé à la création de quelques formations du Campus Infopresse, en plus d’avoir prononcé diverses conférences. Il vise aujourd’hui à aider les gens à faire des choix intelligents en matière d’immobilier. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
Avec mes associés, avoir fait de KnightsBridge une marque établie et réputée au Québec. Au-delà de l’image de marque, la croissance fulgurante me fascine. À la fin de 2013, nous n’étions que trois avec une comptable à temps partiel dans un petit appartement. Maintenant, l’équipe est constituée de 27 employés et nous sommes l’un des plus importants constructeurs écologiques au Québec, remportant au passage plusieurs distinctions, dont le prix Domus «Constructeur de l’année» en 2015.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
C’est certainement un immense honneur. Je trouve particulièrement intéressant qu’Infopresse s’intéresse tant à la communauté des agences qu’aux entrepreneurs et aux gens qui oeuvrent «côté entreprise/annonceur».

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Architecte (j’étais un des plus grands ambassadeurs de marque pour Lego!).

J'ai toujours eu une passion marquée pour les communications (sous toutes leurs formes) 

Qu'est-ce qui vous a décidé à faire ce que vous faites aujourd'hui?
Une passion marquée pour les communications (sous toutes leurs formes) et leur impact sur l’efficacité d’un message, qu’il soit publicitaire ou non.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
La fenêtre d’attention diminue. Peu importe l’auditoire auquel on s’adresse, notre interlocuteur est de plus en plus distrait. Pour demeurer efficace, le message doit être concis, de manière à être consommé facilement – et rapidement.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses? Dans n’importe quelle industrie, on gagnerait à ramener l’humain au centre de notre réflexion. Dans nos différentes interactions professionnelles (avec clients, fournisseurs, collègues, employés ou patrons), l'on a parfois tendance à oublier qu’ils sont, eux aussi, des humains!

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Complaisant? Vieux? Partisan des Maple Leafs de Toronto?

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
Outre mes parents, qui ont toujours été des modèles exemplaires, François Descarie a été un mentor hors pair au moment de lancer ensemble Substance. C’est un excellent communicateur, doté d’une créativité incomparable. J’ai appris beaucoup de sa volonté profonde de toujours vouloir surprendre ses clients et dépasser leurs attentes.

Je souhaite mener par l’exemple et être à l’écoute des gens autour de moi.

Quelle est votre devise?
Pour être bien franc, je n’ai pas de devise en particulier outre que de mener par l’exemple et d’être à l’écoute des gens autour de moi (j’ai failli répondre «le dollar canadien», mais ça n’aurait pas été drôle).

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Probablement Albert Einstein ou Léonard De Vinci. Je trouverais fascinant de pouvoir comprendre ce que d’aussi grands génies faisaient de leur quotidien pour développer une telle créativité et générer autant d’idées.

Quel est le projet qui vous rend mort de jalousie?
WeChat, en Chine. Comme quoi une idée simple peut donner naissance à un concept qui révolutionne les façons de faire – et dont les possibilités sont infinies.

Quelle est votre plus grande déception?
Le fait que la vaste majorité des médias privilégient le divertissement plutôt que l’information. C’est rendu grave quand tes voisins songent à élire comme chef d’État un énergumène sensationnaliste xénopho-sexisto-mythomane (et qui ne croit pas aux changements climatiques).

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Ma mère est déjà une grande admiratrice de ce qu’on fait – et une excellente ambassadrice, d’ailleurs! Cela dit, à ma grand-mère, j’explique simplement que nous sommes en train de devenir un des plus importants bâtisseurs de demain. Mon rôle? Répandre la bonne nouvelle. 

Photo: Félix Renaud  Zetä Production

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