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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Charles Lemay: faire bouger les choses

Le gestionnaire de comptes d'Annexe Communications est âgé de 25 ans. 

Diplômé du programme en art et technologie des médias du Cégep de Jonquière et de la faculté de communications de l’Uqam, Charles LeMay gravite autour du milieu culturel depuis huit ans. Après des emplois en radio et en télévision, c’est en relations de presse qu’il évolue depuis trois ans.

Charles Lemay est gestionnaire de comptes chez Annexe Communications depuis mai dernier. Dès son arrivée, il s’est vu confier les relations de presse de clients comme les Rendez-vous du cinéma québécois, la Tournée du cinéma québécois, Salvail & Co, Danièle Henkel, le Festival Juste pour rire et l’hôtel Renaissance, en plus d’enrichir la clientèle de l’agence en concluant des ententes avec entre autres Josée Boudreault, Andréanne A. Malette, Québec Issime et Olivier Primeau.

Récemment, l’animatrice Josée Boudreault m’a fait confiance et m’a désigné responsable de son retour médiatique.

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
La fierté d’un attaché de presse vient souvent des réalisations de ses clients. Récemment, l’animatrice Josée Boudreault m’a fait confiance et m’a désigné responsable de son retour médiatique. En la voyant s’asseoir, avec son conjoint, à Tout le monde en parle, seulement deux mois et demi après son AVC, je ne pouvais être plus fier du chemin parcouru. Malgré l’aphasie, elle a eu un discours positif entendu par l’ensemble du Québec. Avoir été choisi pour l’accompagner dans cette démarche me touche beaucoup!

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Une très grande fierté. Je constate qu’en peu de temps, j’ai réussi à me rendre plus loin que je l’aurais imaginé. Cette mention me pousse simplement à foncer et me surprendre de nouveau. Ça confirme que je suis à la bonne place, au bon moment.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
J’ai longtemps rêvé d’être chanteur et de faire le tour des plus gros stades du monde. Maintenant, je fais les relations de presse et gère l’image de plusieurs artistes, et je peux affirmer que je me trouve sur mon X.

Maintenant, je comprends que mes études et mes expériences me permettent d’avoir une vision globale de l’industrie.  

Qu'est-ce qui vous a décidé à faire ce que vous faites aujourd'hui?
C’est un concours de circonstance. Après des études en radio et en télé, j’étais persuadé que l’animation était ma voie. Par contre, lorsque j’ai terminé mon baccalauréat à l’Uqam en télévision, une amie m’a fait rencontrer une attachée de presse pour qui j’ai occupé le poste d’adjoint pendant deux ans. Après une semaine dans cet emploi, j’ai eu une révélation, les relations de presse étaient pour moi. Maintenant, je comprends que mes études et mes expériences me permettent d’avoir une vision globale de l’industrie.  

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
Se tailler une place dans l’industrie des communications. Plusieurs stages sont offerts, mais peu de postes sont ouverts au bout du compte. Il faut travailler fort, connaître les bonnes personnes, se démarquer et foncer lorsqu’une porte s’ouvre.

J’aimerais trouver un moyen de combiner les nouveaux médias aux traditionnels.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?

Je n’ai pas la prétention de penser que je peux changer les choses dans mon industrie. Par contre, j’aimerais trouver un moyen de combiner les nouveaux médias aux traditionnels. En allant chercher le meilleur des deux, je crois que nous pourrions avoir une «révolution» de notre industrie et cesser de dire qu’internet va tuer notre métier. 

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Je ne serai pas assis sur mes lauriers. Je me ferai toujours un devoir de faire bouger les choses, de travailler fort et de transmettre ma passion aux jeunes qui joindront mon équipe.

Qui est votre plus grand modèle/mentor?
J’ai un grand respect pour le travail de Marianik Giffard, qui a réussi plusieurs «coups de circuit» dans le show-business québécois, autant lorsqu’elle travaillait pour le groupe spectacle Gillett qu’à la vice-présidence des Productions J. Elle est clairement une femme d’idées et d’actions.

Quelle est votre devise?
Tes aptitudes + ton attitude = ton altitude. 

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui? Après avoir écouté le documentaire américain The First Monday of May, qui présente le travail d’Anna Wintour, éditrice en chef du magazine Vogue, j’ai eu l’envie soudaine de la rencontrer. Je suis fasciné par sa notoriété dans le monde de la mode et de la façon qu’elle ne laisse personne indifférent, à la positivement et à l’inverse.

Quel est le projet qui vous rend mort de jalousie?
J’aurais aimé être présent lors des discussions pour préparer le grand retour de Céline Dion l’été dernier en Belgique, en France et au Québec. Son look, son attitude, son rapport humain avec les fans, tout était à point pour que le monde entier s’intéresse à la star.

J’aimerais qu’on prenne plus de risque et qu’on montre davantage de nouveaux visages dans les médias.

Quelle est votre plus grande déception?
J’aimerais qu’on prenne plus de risque et qu’on montre davantage de nouveaux visages dans les médias. Au Québec, nous sommes très fidèles envers nos artistes établis et il est parfois difficile pour ceux de la relève d’avoir une tribune. Je crois que le public aime découvrir de nouveaux talents et de nouvelles personnalités en entrevue. Il faut leur faire une place.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
«Attaché de presse: est-ce que tu attaches des revues et des journaux avec de la corde?». En fait, j’établis un plan de communication unique à chaque client pour m’assurer que le plus grand nombre de gens sachent que leur œuvre existe et qu’ils sachent où la trouver.

Photo: Félix Renaud  Zetä Production

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