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Coworking: séduisant collectif

Les espaces de coworking, ou travail collectif, ont gagné en popularité et en présence en 2015. Pourtant, l’idée de partager un espace de travail n’est pas exactement nouvelle. Gabriel Campeau, responsable et agent de liaison de l’espace Le tableau blanc, revient sur ce qui propulse cet engouement.

Dans la région de Montréal seulement, plusieurs nouveaux centres de coworking ont attiré l'attention des médias (Gab, Breather, Espace 360, Le Cube, Airdesk, La Gare, etc.). Ces espaces de travail collectifs, qui possèdent tous des formules un peu différentes, proposent aux petites entreprises et aux travailleurs autonomes abonnés de profiter de locaux de travail communs et services qui seraient inabordables si le coût n’était pas partagé.

gabriel campeau

D’une part, ce modèle permet d’accéder à un milieu de travail organisé et à des espaces plus généreux que s’ils étaient défrayés seuls. D'autre part, cela facilite la rencontre avec d’autres jeunes professionnels. «Les espaces collectifs constituent des lieux physiques qui brisent l’isolement et permettent de former son réseau relationnel et d’augmenter la quantité de contrats et de mandats», explique Gabriel Campeau. Selon ce spécialiste, les intéressés à ce type d’espace partagent généralement un esprit de communauté et d’entrepreneuriat contagieux et stimulant. C’est d’ailleurs ce qui l’a poussé, lui qui provient principalement du milieu de la restauration, à se lancer dans ce défi qui lui permet d’exploiter sa fibre entrepreneuriale tout en restant branché sur la communauté montréalaise.

Un courant actuel
Outre les avantages financiers et sociaux, Gabriel Campeau souligne que la popularité des espaces partagés s’explique par la mutation du modèle de travail qui connaît des bouleversements majeurs. «Les gens n’ont plus qu’une carrière dans laquelle ils évoluent toute leur vie, et la fragmentation du travail est propice au travail autonome.

source: CIRANO

Plus frappant encore, la perte de qualité des conditions de travail en entreprises incite les gens à déconstruire leurs services pour évoluer sur le plan personnel.» Un récent article du magazine Gestion révélait en effet que le travail autonome, toute catégories confondues, occupe une part grandissante de la force de travail aux États-Unis, atteignant aujourd'hui 34% de la population active du pays, un chiffre élevé si on le compare aux 13,7% du Québec. Cette statistique tendrait cependant à augmenter, partout au pays.

L’essor du travail autonome, en marge de la multiplication des espaces de coworking, devrait faire naître, selon Gabriel Campeau, une multitude de nouveaux concepts liés à cette réalité dans un avenir à court terme. Cependant, il souligne que ce modèle est pourtant encore informel et qu'il faut continuer de faire de l’éducation populaire afin de démystifier le fonctionnement.

À surveiller dans la prochaine année selon lui: les initiatives qui pourraient être annoncées à la suite du regroupement de plusieurs gestionnaires d’espaces, désireux de faire avancer les conditions des travailleurs autonomes et petites entreprises.

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Le tableau blanc, dont le lancement aura lieu le 20 janvier, ouvrira officiellement le 18 janvier.

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