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Dossier
La pub vue par les publicitaires

«On peut faire avancer des causes, abolir quelques frontières, bousculer des conventions»

Florence Girod, vice-présidente, planification stratégique de Cossette.

florence girod

Expliquer le métier de la pub, on en a rarement besoin. Tout le monde pense savoir ce que c’est! C’est souvent réducteur et plein d’idées fausses. Une des critiques les plus courantes, et selon moi la plus injuste, quand je dis que je travaille en agence, c’est: «Vous créez des pièges», «Vous êtes des manipulateurs».

Non. Je n’aime pas qu’on me soupçonne de passer mes journées à concevoir des complots dans le but de tromper des consommateurs. Si c’était ça mon métier, je ne le pratiquerais pas.

Mon métier, c’est de créer des liens entre des marques et des consommateurs… pour de bonnes raisons.

Les individus, le public, les consommateurs sont le centre de notre attention.

Je sais que l’empathie n’est pas le mot qui vient à l’esprit quand on parle des publicitaires, mais nous passons beaucoup de temps à observer, à écouter.

Je sais que l’empathie n’est pas le mot qui vient à l’esprit quand on parle des publicitaires, mais nous passons beaucoup de temps à observer, à écouter.

Le marketing et la communication n’ont jamais été aussi riches de connaissances qui nous permettent de comprendre plus finement les comportements et les références culturelles, ce que telle ou telle partie de la population aime, pour concevoir des messages qui vont la toucher ou des services répondant à ses besoins.

Pour que chaque personne se dise: ceux-là, ils m’ont compris.

J’aime dire aux gens à qui j’explique mon métier qu’il est fait avec sérieux et respect. La plupart d’entre nous développent beaucoup d’efforts pour créer des pubs qui ne prennent pas les gens pour des imbéciles, et je regrette qu’il en existe tant de mauvaises!

Mais j’aime aussi leur dire à quel point il y a de la passion dans tous ces projets et qu’il y a quelques idées «vraies» qu’ils pourraient nous envier.

Le grand plaisir à concevoir tout ça, l’intensité de nos conversations, la liberté d’expression. Oui, on peut refaire le monde à 15h. Oui, on pense qu’avec notre métier, on peut faire avancer des causes, abolir quelques frontières, bousculer des conventions. Oui, c’est bon des chercher des idées, de les trouver et de les réaliser. C’est bon de pouvoir prendre des risques et d’y être encouragé.

Bien que la créativité trouve de plus en plus sa place dans tous les types d’organisations, la vie en agence, c’est l’omniprésence de la créativité, sous toutes ses formes, tous les jours.

Ce que je n’ai jamais dit à personne:
Je n’ai jamais cliqué sur une bannière.
Et je ne supporte pas l’expression: «On ne sauve pas des vies» 

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