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Dossier
30/30: Que sont-ils devenus?

Martin Beauvais: rien n'est impossible

En 1996, Martin Beauvais avait 29 ans et était directeur artistique de Taxi.

Martin Beauvais n’a pas de complexe et il n’est pas du genre à se tracasser pour un rien. Il a planté des arbres à Vancouver, étudié un peu, voyagé beaucoup dans le Sud-Est asiatique, ce qui l’a amené à Sydney, où, complètement fauché, il est entré dans une agence de design. De retour de ses périples, il s’est assagi trois ans chez Tam-Tam. Il oeuvre chez Taxi depuis deux ans et demi.

Il voudrait que Montréal devienne un deuxième Minneapolis. «C’est possible, même en étant dans un petit centre, d’obtenir une renommée internationale, dit-il. Si nous faisons de la publicité qui part du point de vue des consommateurs, il n’y a pas de raison pour qu’elle ne soit pas bonne partout. Un consommateur adore se faire servir, c’est ce qu’il y a de plus l’fun dans la vie. Alors, parlons-lui du plaisir de consommer.» 

Martin Beauvais est devenu directeur artistique parce qu’il trouvait la pub mauvaise. Il veut être un des meilleurs au monde et se sent parfaitement à l’aise dans une petite agence. «Une grosse boîte finit par tuer le publicitaire. Tous les publicitaires sont bons, ce sont toutes les étapes qui influencent le processus créatif qui les tuent». Il voudrait un lieu à Montréal où tout le monde pourrait se rencontrer: DA, designers, photographes, illustrateurs, rédacteurs. Un endroit pour développer une synergie, entièrement commandité par les fournisseurs et les annonceurs, bien sûr. 

Danielle Turgeon

* Aujourd'hui, Martin Beauvais est associé de l'agence créative Open, à Toronto.

 

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