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Dossier
La ville intelligente en cinq entreprises émergentes

Digital State: aider le gouvernement pour servir la population

Pour Stephen Russett, fondateur et directeur général de Digital State, la ville intelligente passe par deux aspects: doter les structures publiques de capteurs, puis implanter des processus pour utiliser les données de manière utile.

Digital State est une plateforme de services publics numériques qui permet aux gouvernements de mettre leurs services en ligne. Le projet vise à régler un problème que Stephen Russett a observé pendant ses 10 ans de services pour la Ville d’Ottawa, puis pour des entreprises privées de développement de services publics.

De la lourdeur du processus
Son constat est que peu importe qu’il s’agisse d’un palier municipal, provincial ou fédéral, tous ont le même problème: ils réinventent la roue à chaque mise à niveau de leurs services informatiques et font face au problème de l’intégration – difficile – de nombreuses composantes séparées. Selon lui «il faut généralement un peu plus d’un an d’intégration, pour un cycle technologique de cinq ans. Les fonctionnaires se mettent donc à utiliser le système, alors que le cycle en est à deux ans et demi, ce qui laisse peu de temps pour récupérer des bénéfices!» Et c’est là qu’entre en jeu la plateforme de Digital State, qui propose une solution regroupant toutes ces composantes, ajustables selon les besoins et applicables à tout niveau de gouvernance.

Rétablir un lien entre les citoyens et le gouvernement
Par l’implémentation de nouveaux systèmes par l’utilisation d’outils préprogrammés qu'il suffit de glisser-coller, la plateforme permet de créer des fonctions plus vite, puis d’en ajouter plus facilement. Un système «d’identités» sera ainsi mis en place afin de permettre aux citoyens de s’identifier facilement et de ne pas devoir se déplacer pour différents services offerts en personne. Plus encore, des composantes de suivi et de signalisation pourront permettre au gouvernement de jouir de l’engagement citoyen et, selon Stephen Russett, de «changer la manière dont les gouvernements interagissent avec les gens». D’où le mantra «Définition, design, engagement et signalement».

Un système global ouvert au partage
Pensée de manière à fonctionner partout dans le monde, la plateforme est en plus créée de manière à établir des échanges ou partages des systèmes mis en place afin d'utiliser les processus mis en place par d'autres.

Évidemment, en plus des avantages pour les citoyens, l’adoption d’une telle plateforme permettra à terme d'économiser de l’argent et de gagner en efficacité, que ce soit par le partage des fonctions ou l'utilisation des données. Pour cela, il faudra simplement que les instances désirent collecter plus de données, ce que le système pourra gérer par infonuagique, ou avec les serveurs du palier de gouvernance. «Nous ne révolutionnons pas la roue, explique Stephen Russett, mais nous prenons des éléments généralement distincts et les combinons afin d’en tirer une application simple, mais robuste. Nous voulons offrir le meilleur des pratiques actuelles et ainsi alléger les tâches à faire au quotidien.»

L’équipe, composée de quatre personnes (Stephen Russett, président, un directeur général, un designer et un responsable de l'engagement client) offrira la plateforme gratuitement aux instances intéressées et leur permettra d’employer toutes les fonctions à leur guise, ne monétisant que les options payantes, par pourcentage ou par entente prédéfinie.

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