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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Geneviève Cabana-Proulx: une productrice naturelle

La vice-présidente, associée et productrice de Soma est âgée de 30 ans.

Ayant obtenu un baccalauréat en communications de l'Uqam en stratégie de production, Geneviève Cabana-Proulx a vite intégré le monde de la production et des plateaux de tournage. Après un bref passage à la télévision et une parenthèse dans la commedia dell'arte en Italie, elle est revenue au Québec avec l’idée précise de se retrouver derrière et non plus devant la caméra. 

Elle a joint l’équipe de Soma en 2006. De réceptionniste à coordonnatrice, puis à productrice, elle a rapidement gravi les échelons sous l’œil attentif de la présidente, Jacinthe Arsenault, qui lui a donné sa première chance, mais lui a aussi montré tous les rudiments du métier. 

En 2013, à 27 ans, elle est devenue vice-présidente et associée de Soma. Son professionnalisme et sa façon unique de saupoudrer les journées d’étincelles magiques lui ont souvent valu les éloges de ses collègues et collaborateurs. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes la plus fière?
Être devenue vice-présidente et associée d’une entreprise à 27 ans. 

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Ça représente beaucoup. Infopresse est un chef de file et un outil nécessaire dans notre industrie. Faire partie de ce groupe représente pour moi une récompense pour mon travail. Je me sens choyée et très reconnaissante. 

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
J’ai toujours rêvé d’être comédienne. 

Le métier de productrice s’est tracé naturellement. C’est inné en moi. Je combine ainsi mon sens de l’organisation et ma passion pour le cinéma.

Qu'est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites aujourd'hui?
Le métier de productrice s’est tracé naturellement. C’est inné en moi. Je combine ainsi mon sens de l’organisation et ma passion pour le cinéma, les idées et les histoires à raconter. 

J’ai toujours été une organisatrice dans l’âme. En quatrième année, j’étais présidente de ma classe et rien n’a changé depuis. J’aime prendre en main une situation et m’assurer que les gens vivent un bon moment. 

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
Rester soi-même. Nous sommes à une époque où tout change à une vitesse exceptionnelle. Il y a constamment du nouveau. Nouvelles plateformes, nouvelles applications, nouveaux gadgets. C’est facile de s’enliser dans cette surinformation. Il est important de garder le cap sur qui nous sommes. Nos valeurs humaines, c’est ce qui nous différencie vraiment. 

Avant tout, je souhaite avoir une influence dans mon industrie et par les yeux de mes clients et collaborateurs par l’humain que je suis. 

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses? 
Avant tout, je souhaite avoir une influence dans mon industrie et par les yeux de mes clients et collaborateurs par l’humain que je suis. Je veux bien sûr livrer le meilleur résultat possible, mais je désire faire vivre une expérience humaine à ceux qui m’entourent. Nous sommes à une époque où les gens sont sans cesse sollicités de partout. Nous regardons 75% de notre temps notre écran d’ordinateur, notre tablette ou notre téléphone. Je me donne comme défi de regarder les gens dans les yeux et d’être attentive et surtout présente au moment que je partage avec eux. 

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Malheureuse. 

Qui est votre plus grand modèle ou mentor?
Le réalisateur Ricardo Trogi. J’ai la chance de travailler avec lui depuis neuf ans. Cet homme est tout simplement une source d’inspiration tant sur le plan professionnel que comme humain. Sa créativité, son humour et sa joie de vivre sont contagieux. Parfois, je me dis que je devrais payer pour travailler avec lui tellement c’est facile et agréable.  

Quelle est votre devise?
Saute... et le filet apparaîtra. 

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Le petit prince. ;-)

Quel projet vous rend morte de jalousie?
Tous les tournages qui se passent à l’autre bout du monde. Étant une grande voyageuse, je voudrais avoir à moi seule tous ces mandats, puis partir tourner en Asie, dans le Grand Nord, en Afrique; partout!!! 

J’ai hâte au jour où les gens constateront qu’une production pour le web ou la télé représente exactement la même quantité de travail.

Quelle est votre plus grande déception?
Je dirais que c’est davantage une incompréhension. J’ai hâte au jour où les gens constateront qu’une production pour le web ou la télé représente exactement la même quantité de travail. La qualité n’en sera jamais diminuée. J’ai hâte que les budgets soient ajustés en conséquence. Après tout, seul le support est différent. Sinon, je suis toujours déçue de perdre un pitch!! ;-)

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Ouf! Je n’ai toujours pas réussi. Si quelqu’un connaît la réponse qu’il me la donne. Pour l’instant, je m’en tiens à: Je fais des films! 

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