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30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Guillaum Dubreuil: concrétiser des promesses

Le directeur des affaires publiques et des relations auprès des médias de la Chambre de commerce du Canada est âgé de 29 ans.

Passionné de politique, Guillaum Dubreuil a commencé à s’engager dans sa région natale du Saguenay. Après l’université, il a poursuivi ses activités en affaires publiques à Montréal, où il a fondé une entreprise de consultation. 

Après quelques années, il a quitté l’entrepreneuriat afin de travailler en affaires publiques pour Universités Canada. Puis, il est passé aux voyages en devenant chef, affaires internationales, de Langues Canada, association nationale des écoles de langues. 

En 2015, Guillaum Dubreuil s'est joint à la Chambre de commerce du Canada, plus grande organisation d’affaires au pays, à titre de directeur, affaires publiques et relations médias. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fier?
Les dossiers où j’ai réussi à faire modifier quelque chose. Les fois où j’ai développé et exécuté une stratégie d’affaires publiques qui a réussi à faire changer d’idée un gouvernement, ou les gens que j’ai aidés en faisant publier leur histoire dans les médias. 

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Oeuvrer en communication est souvent ingrat, particulièrement lorsqu’il s’agit de communication politique et d’affaires publiques, puisqu’il est toujours très difficile d’évaluer les résultats de son travail. Être désigné l'un des 30 de moins de 30 ans représente une reconnaissance concrète de mon travail et de mon engagement. 

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
D’abord, je désirais être pompier, puis pilote et, enfin, avocat comme mon grand frère. Je crois cependant avoir combiné le meilleur des trois dans mon travail actuel: je dois souvent éteindre des feux en situation de gestion de crise; je vise à faire voyager les gens par les discours que j’écris et je développe des arguments pour défendre des positions et des dossiers diversifiés.

Je voulais pouvoir réellement influencer le débat public dans ma ville, ma province et mon pays.

Qu’est-ce qui vous a décidé à faire ce que vous faites aujourd’hui?
Ça n’a pas vraiment été une décision consciente. Je me suis engagé dans plusieurs associations et organisations en affaires publiques, jusqu’à ce qu’on commence à me payer pour faire cela à temps plein. La décision a été celle d’en faire une carrière afin de pouvoir réellement influencer le débat public dans ma ville, ma province et mon pays. 

Quel est le plus grand défi d’un professionnel des communications aujourd’hui?
Le plus grand défi est aussi une des plus grandes occasions: la diversité. Il existe aujourd’hui tellement de plateformes et d’outils de communication qui servent des auditoires tous très différents qu’il devient difficile de choisir le bon message à communiquer avec la bonne plateforme. Les communicateurs talentueux sont, avant tout, habiles à transmettre un message approprié pour le média qu’ils utilisent. 

J’espère avoir l’occasion de gérer des projets qui me permettront de donner un peu d’espoir à mon auditoire et concrétiser ces promesses. 

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l’industrie? Changer les choses? 
Le cynisme mine les efforts de communication d’aujourd’hui. Les gens se sont fait mentir trop souvent, alors ils ne nous croient plus lorsqu’on tente de leur communiquer des nouvelles positives. J’espère avoir l’occasion de gérer des projets qui me permettront deux choses, soit donner un peu d’espoir à mon auditoire et concrétiser ces promesses. 

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Blasé. J’aime de plus en plus mon travail et j’ai l’occasion d’en apprendre sur un éventail si large de dossiers que je ne vois pas comment je pourrais un jour m’en lasser. Je vais être toujours aussi passionné et engagé dans 10 ans. 

Qui est votre plus grand modèle ou mentor?
Joseph Nadeau, un ami de la famille, était un modèle de persévérance. Décrocheur, il a joint les Forces armées en mentant sur son âge. À sa retraite, plus de 40 ans plus tard, il est retourné aux études et a obtenu son diplôme secondaire. Il a aussi maintenu un esprit curieux et une passion pour la politique, deux choses qu’il m’a transmises, toute sa vie. Il m’a montré qu’il n’est jamais trop tard pour prendre le bon chemin, mais aussi qu’on ne doit pas laisser passer des occasions. 

Quelle est votre devise?
En tant que grand amateur de football, j’emprunte ma citation du fameux entraîneur Vince Lombardi: «Ce n’est pas de se faire cogner qui compte, c’est de savoir comment on se relève.»

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Muhammad Ali, le premier super athlète. Il avait gagné son combat avant même de rentrer dans l'arène grâce à ses talents de communicateur. 

Quel projet vous rend mort de jalousie?
Le dossier Uber et la façon que cela va orienter l’économie du partage. Peu importe notre opinion sur la question, il s’agit d’un dossier qui comporte tellement de facettes: économiques, culturelles, juridiques, technologiques et plus encore. Être capable de développer une stratégie d’affaires publiques pour une entreprise si audacieuse doit constituer un défi très intéressant, surtout lorsqu’on tente de changer le comportement des consommateurs.  

Quelle est votre plus grande déception?
Ne pas pouvoir jouer d’un instrument de musique. Ça fait des années que je tente d’apprendre, et je ne peux pas jouer plus de quelques accords à la guitare. 

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Prenez toutes les entreprises du Canada; petites, moyennes et grandes, dans tous les secteurs. Mon travail est de résumer leurs priorités pour en faire une phrase d’environ 15 mots qui va rester dans la tête d’un ministre ou passer aux nouvelles.

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