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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Gabrielle Sykes: spécialiste dans l'âme

La photographe est âgée de 29 ans.

Gabrielle Sykes vit et œuvre à Montréal comme photographe publicitaire. Elle compte parmi ses clients Sid Lee (Banque Nationale), Ford et les Producteurs de lait du Québec. 

Elle collabore aussi avec plusieurs publications, dont enRoute, Caribou, Châtelaine et Infopresse. On fait appel à elle pour son univers coloré et ludique qu’on reconnaît autant dans ses portraits que dans ses reportages culinaires.

Gabrielle Sykes a remporté huit prix Lux d'Infopresse de 2013 à 2015, dont le Grand Prix Relève Photographie à la plus récente édition du concours, avec son projet «Lavez les couleurs séparément».

Quelle est la réalisation dont vous êtes la plus fière?
Les premiers trophées Lux gagnés à ma sortie de l’école. J’avais envoyé trois projets sans attentes et en toute insouciance. Quelle surprise quand les trois ont gagné! Il y a aussi eu cette fois où j’ai remporté le trophée de «Reine des mathématiques». 

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Que quelqu’un a commis une erreur? Blagues à part, la reconnaissance de ses pairs et de son milieu est ce à quoi tout le monde aspire professionnellement. Faire partie de ce palmarès me donne envie de continuer de travailler encore plus fort. 

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
Je désirais dresser des dauphins, bien sûr!

Qu'est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites aujourd'hui? 
J’aurais aimé dire l’héritage de l'appareil Leica de la Deuxième Guerre de mon grand-père, mais en réalité un cours optionnel au cégep m’a allumée.

Maîtrisez une seule chose, mais bien.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
Faire sa marque de manière à ce qu’on fasse appel à lui pour sa facture unique. Aujourd’hui, tout le monde touche à tout. On est à la fois, graphiste/vidéaste/photographe/directeur artistique/directeur photo et j’en passe. Certains répondront à cette question qu’il faut se diversifier. Je crois plutôt le contraire. Maîtrisez une seule chose, mais bien. Avoir sa facture visuelle propre représente pour moi un défi et une nécessité à la fois.

Dans mon domaine, on traite de plus en plus avec des banques d’images et des photographes semi-professionnels ou internes en agence. J’espère que la tendance s’inversera.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses? 
Dans mon domaine, on traite de plus en plus avec des banques d’images et des photographes semi-professionnels ou internes en agence. J’espère que la tendance s’inversera. Peut-être qu’avec la qualité d’image de talentueux photographes, le public exigera des visuels supérieurs. Je me trouverais choyée de pouvoir contribuer à un changement de vent.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Je ne serai pas dresseuse de dauphins!

Qui est votre plus grand modèle ou mentor?
L’artiste anglais Damien Hirst. Son œuvre m’a profondément marquée. Il traite la plupart du temps de la vie et de la mort (quoi d’autre vraiment) avec une beauté rare et un humour hautement intelligent. À découvrir si ce n’est déjà fait.

Quelle est votre devise?
En ce moment en devise canadienne la plupart du temps, mais je suis très ouverte aux devises internationales.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
J’y vais 100% divertissement. J’aurais bien aimé être à la table de Jay-Z et de Beyoncé au Septime.

Quel projet vous rend morte de jalousie?
Partir photographier les 10 meilleurs restaurants aux États-Unis pour mon magazine culinaire favori: Bon Appétit. 

Quelle est votre plus grande déception?
Je suis encore jeune, heureusement, rien de majeur!

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Ma mère comprend très bien mon travail. Donc, si je devais l’expliquer à ma grand-mère, je lui dirais que mon métier se résume au fait que je travaille avec des gens hautement créatifs qui ont une idée sur papier. Mon boulot, c’est de la concrétiser en image.

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