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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Fauve Doucet: avoir un impact réel

La directrice de la stratégie d'OMD est âgée de 27 ans.

Fauve Doucet est une stratège médias qui fait ses preuves depuis plus de sept ans dans l’industrie. Elle a passé la majeure partie de ces années sous l’ombrelle d’Omnicom en travaillant pour Touché!, PHD et maintenant OMD.

Elle a amorcé son parcours chez Astral Média, où elle a appris le respect de la création de contenu et de la diffusion. De plus, elle a eu la chance de travailler au sein de l’agence Sid Lee, où elle a élaboré des méthodologies innovatrices, notamment en mettant le média au début du processus de planification, et en menant des démarches de recherches exhaustives avant d'entamer le tout.    

Avec passion, elle bâtit son propre service numérique au sein d'OMD Montréal. En à peine un an, il s'est démarqué en décrochant le prix du meilleur concept de l’année aux Prix médias Infopresse 2014. C’était la première fois qu’une campagne numérique l'obtenait. Fauve Doucet a accumulé en tout 14 récompenses pour la stratégie et la créativité dans sa carrière. Elle se différencie par sa façon atypique d’approcher les médias. 

Ce que j'aime le plus, c'est d'amener mes clients à revoir leurs enjeux et d'avoir un réel impact sur leurs affaires dans l’ensemble.

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fière?
Il ne s'agit pas nécessairement d'une campagne médias. C’est plutôt une recherche pour Smart Set afin de comprendre pourquoi la cible ne semblait pas convaincue de la marque en matière de considération. Nous avons produit une recherche ethnographique qui nous a menés vers des insights consommateurs révélateurs. Cela a ensuite orienté la démarche stratégique et créative.

Ce que j'aime le plus, c'est d'amener mes clients à revoir leurs enjeux et d'avoir un réel impact sur leurs affaires dans l’ensemble.

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
La reconnaissance d’être parmi la relève qui repousse les limites du milieu des communications et du marketing en plus de pouvoir aussi activement changer l'avenir. 

Que vouliez-vous devenir quand vous étiez enfant?
Je ne désirais pas pratiquer un métier en particulier. Par contre, je disais toujours «Je veux être reconnue.» Je pense que cet honneur touche ce rêve d’enfant. 

Je suis atterri en médias un peu par hasard, comme plusieurs d’entre nous.

Qu'est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites aujourd'hui?
Je suis atterri en médias un peu par hasard, comme plusieurs d’entre nous. Les choses ne bougeaient pas assez vite dans l’emploi que j’occupais et quelqu’un m’a dit qu’un poste était ouvert dans l’agence média pour laquelle il travaillait. On m’a expliqué que les médias constituaient une industrie cartésienne, mais également très créative. J’ai sauté sur l’occasion. Une fois en poste, j’ai été fascinée du talent de mes collègues et du continuel état d’apprentissage. Je déteste la routine et j'ai constaté qu’en médias, j’étais en perpétuel apprentissage – l’emploi de rêve. 

Quel est le plus grand défi d’un professionnel des communications aujourd’hui?
Rester à l’affût, s’adapter et surtout partager les connaissances tout en restant efficace.

Je voudrais aussi inspirer la relève à se joindre aux métiers des médias, trop souvent mal compris.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l’industrie? Changer les choses?
J’aimerais contribuer à améliorer l’image des médias et aider cette expertise à se tailler une place de choix. Je voudrais aussi inspirer la relève à se joindre aux métiers des médias, trop souvent mal compris.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Je n’aurai pas le mot «numérique» dans mon titre, car ce ne sera plus une expertise, mais bien une science infusée dans tous les métiers en marketing. 

Qui est votre plus grand modèle ou mentor?
Pour l’instant, je pense avoir trouvé un mentor, mais on se flirte encore. Je ne dirai pas son nom, car ce n’est pas encore officiel. Il a beaucoup d’expérience dans le milieu et chaque fois qu’il prend une décision, il place les valeurs humaines au centre de sa réflexion. Il est très inspirant. 

Quelle est votre devise?
Rien n’arrive pour rien.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait qui?
Des gens passionnés de leur vivant. Albert Einstein, tiens.

Quel projet vous rend morte de jalousie?
Je suis rarement jalouse d’un projet. Cependant, j’ai beaucoup aimé la campagne des salons funéraires qui a gagné un Lion à Cannes en 2013. Ils ont tourné une industrie plutôt axée sur les moments tristes en moments heureux. Ils ont su tourner les défis en possibilités. C’est quelque chose que j’essaie d’appliquer chaque jour. Je tente de voir les côtés positifs.

Ma plus grande déception? quand la politique prend toute la place dans un compte et qu’on ne peut pas bien y accomplir son travail.

Quelle est votre plus grande déception?
Quand la politique prend toute la place dans un compte et qu’on ne peut pas bien y accomplir son travail. Il y en a encore trop dans notre domaine.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
C’est moi qui décide où va l’argent de la pub: en télévision, sur le web, en affichage. Je trouve des façons intéressantes et pertinentes de parler aux gens.

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