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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Émilie McAllister-Lapierre: savoir sortir de sa zone de confort

La superviseure de plateformes médias et diffusion, de Sid Lee Média est âgée de 27 ans.

Diplômée de HEC Montréal et détentrice d’un DESS en communication-marketing, Émilie McAllister-Lapierre a fait ses classes chez PHD Montréal, pour ensuite migrer vers Touché! et finalement Sid Lee Média.

La curiosité et l'approche collaborative de cette passionnée du métier lui ont permis d’œuvrer auprès de différentes marques au fil des ans, dont Keurig, la STM, Imax, Tourisme Québec et la Société des alcools du Québec.

Fortement axée vers la compréhension des besoins et enjeux de ses clients, Émilie McAllister-Lapierre prône la collaboration entre les différentes disciplines des agences. Cette croyance en l’intégration complète des disciplines l’a d'ailleurs menée à diriger l’équipe intégrée de Sid Lee Média aujourd’hui. Elle est la lauréate du Prix de la Relève en média 2015 d'Infopresse.

Quelle est la réalisation dont vous êtes la plus fière?
À ce jour, ma plus grande réussite a été ma capacité à m’adapter aux nouveaux défis et à collaborer étroitement avec les services des agences intégrées, desquelles j’ai toujours su me rapprocher. 

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Une belle reconnaissance de beaucoup de travail et d’énergie, mais c’est aussi et surtout la preuve que notre industrie a une relève passionnée et prometteuse.

Toute jeune, j’avais des idées de nouveaux produits et de slogans publicitaires.

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant? 
J’ai longtemps voulu être journaliste pour suivre les traces de mon père, mais j’ai aussi toujours été attirée par la publicité. Je me souviens que, toute jeune, j’avais des idées de nouveaux produits et de slogans publicitaires. Je sais, c’est bizarre, mais je jure d'avoir eu une belle enfance. 

Qu'est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites aujourd'hui?
J’ai découvert la spécialisation média presque par hasard. Avec mon bac, je n’ai vu que très peu de matière sur le sujet. En participant au concours de la Relève publicitaire lors de ma dernière année, j’ai découvert la discipline des médias, puis j’ai accédé à un poste d’entrée en agence. Le déclic s’est produit au fil du temps et de mes apprentissages, et ma passion s’est vite confirmée.

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
D’accepter que notre industrie, par conséquent notre métier, évolue à vitesse grand V. Pour mener nos clients plus loin et sortir du lot, il faut se remettre en question soi-même, mais aussi les anciennes façons d'agir, puis être prêts à sortir de notre zone de confort. C’est stimulant, mais c’est aussi un énorme défi.

Je pense que le modèle d’agence et la façon dont les disciplines collaborent seront appelés à évoluer.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses? 
Je pense que le modèle d’agence et la façon dont les disciplines collaborent seront appelés à évoluer pour mieux nous adapter à la nouvelle réalité de notre industrie. J’espère pouvoir faire partie de cette évolution et contribuer à redéfinir le modèle d’affaires que suivront les agences de demain.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Retraitée! Je ne serai pas non plus blasée de mon travail, peu importe le cadre ou le contexte dans lequel je l’exercerai.

Mai Duong a récemment été un grand modèle de force et de courage.

Qui est votre plus grand modèle ou mentor?
J’ai eu la chance d’apprendre mon métier sous l’aile de plusieurs coachs qui ont rapidement cru en moi et en mon potentiel. Par contre, Mai Duong a récemment été un grand modèle de force et de courage. Elle m’a transmis bien plus que sa passion du métier.

Quelle est votre devise? 
«Get sh*t done!». D’ailleurs, ma tasse à café me le rappelle tous les matins.

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Rene Redzepi du restaurant Noma à Copenhague, un des meilleurs au monde. Un chef visionnaire qui aborde son métier et la restauration sous un nouvel angle. Sa philosophie et sa méthode de travail me fascinent. 

Quel projet vous rend morte de jalousie?
Il y en a tellement! Récemment, j’ai adoré l’idée du magazine Vangardist, qui a imprimé un nombre limité d'exemplaires avec du sang de séropositifs pour briser le stigma autour d'eux. C’est choquant, mais absolument brillant!

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère? 
Ma mère a longtemps pensé que je concevais les plateformes et concepts publicitaires. Aujourd’hui, elle comprend l’essentiel: je côtoie des gens créatifs, mon travail est dynamique et je fréquente les meilleures soirées en ville!

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