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Dossier
30/30 Infopresse: qui sont les leaders de demain?

Andréan Gagné: démystifier les RP

La directrice principale, communications corporatives et santé, d'Edelman Montréal est âgée de 28 ans.

Andréan Gagné cumule plus de cinq ans en cabinet de relations publiques. Elle accompagne des organisations dans leur planification stratégique en communications et en positionnement d'affaires. Au quotidien, elle s’imprègne d’univers différents, dont ceux de la santé, des télécommunications et des ressources naturelles.

En plus d'un baccalauréat en relations publiques de l’Uqam, elle détient une maîtrise en administration, profil gestion du développement durable, de l’Université de Sherbrooke et de l’École supérieure de commerce et de management de Tours-Poitiers, en France. Elle siège au conseil d’administration du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec, préside la division femmes d’affaires de Jeunes Canadiens en finance et est membre du Groupe Connexions Montréal. 

Quelle est la réalisation dont vous êtes le plus fière?
Mon engagement de quatre ans à la Jeune chambre de commerce de Montréal a été particulièrement marquant. Je garde d’excellents souvenirs des réalisations de mes comités, dont le projet ID-JCCM lors des dernières élections municipales et pour toutes les amitiés créées.

Je suis aussi fière d’avoir vécu l’aventure d’une maîtrise (en 14 mois), ce qui n’était pas du tout prévu au programme avant la toute fin de mon baccalauréat.

Chaque nouveau pas de mon parcours devance mes ambitions à court terme. 

Que représente pour vous une mention à ce palmarès?
Que j’ai franchi un bon bout de chemin. Que je suis choyée de côtoyer 29 ambitieux qui évoluent aussi dans le milieu palpitant des communications (cliché, je sais). Et que je dois établir des objectifs plus ambitieux, car chaque nouveau pas de mon parcours devance mes ambitions à court terme. 

Que vouliez-vous devenir lorsque vous étiez enfant?
J’ai eu plusieurs phases. De dentiste à gestionnaire d’un hôpital à dermatologue. La dédicace de mes amies dans l’album des finissants au secondaire prévoyait un choix déchirant entre le sarrau blanc et le bistouri ou la valise noire et le veston. J’ai choisi le tailleur.

Qu'est-ce qui vous a décidée à faire ce que vous faites aujourd'hui?
L’instinct d’avoir écouté les signaux de mon entourage et les résultats des tests d’orientation au secondaire (que j’ai niés au cégep, en sciences pures).

Quel est le plus grand défi d'un professionnel des communications aujourd'hui?
Être à l’affût et réactif aux avancées constantes du milieu des communications et à son évolution vers l’intégration des pratiques, autrefois considérées en silos.

Je souhaite tout simplement démystifier et mettre en valeur les RP. Elles sont bien souvent incomprises ou sous-estimées.

Comment pensez-vous ou souhaitez-vous influencer l'industrie? Changer les choses?
Je souhaite tout simplement démystifier et mettre en valeur les RP. Elles sont bien souvent incomprises ou sous-estimées.

Qu’est-ce que vous ne serez pas dans 10 ans?
Pas facile de prédire l’avenir. Je ne serai sans doute plus jeune, locataire, nomade du Plateau et principalement préoccupée par le choix d’une prochaine destination voyage ou week-end. Je serai aussi possiblement ailleurs qu’en agence devenue une cliente exigeante à mon tour.

Qui est votre plus grand modèle ou mentor?
Trois femmes inspirantes. Mélanie Joly, qui m’a donné ma première chance en agence et qui m’a appris à évoluer dans le milieu professionnel et à foncer au-delà de mes ambitions. Pour son audace et sa vision. Ève Laurier, mon actuelle patronne, pour son énergie et son leadership. Enfin, Marie-Claude Lavigne, ancienne collègue, pour son aplomb et sa rigueur.

Quelle est votre devise?
Devise personnelle: «Celui qui a appris à rire de lui-même n’a pas fini de s’amuser.» Devises professionnelles: «Agir par passion et plaisir, non pas par devoir ni obligation» et «Donner pour apprendre, pas pour recevoir.»

En tête-à-tête avec quelqu’un (mort ou vivant), ce serait avec qui?
Sheryl Sandberg pour discuter de sa vision contemporaine du leadership féminin.

Tout ce qui concerne le développement de projets majeurs dans les énergies et les ressources naturelles m’interpelle au plus haut point.

Quel projet vous rend morte de jalousie?
J’accompagne actuellement un client qui me permet de réaliser un projet de rêve, parfaitement dans ce qui me passionne et me permet de mettre à profit toutes les facettes des relations publiques. Je ne peux en dire plus, mais en guise d’indice, tout ce qui concerne le développement de projets majeurs dans les énergies et les ressources naturelles m’interpelle au plus haut point.

Quelle est votre plus grande déception?
J’ai une excellente capacité à ne conserver en souvenir que les expériences positives du passé; j’ai donc très peu de regrets. Une déception est probablement celle d’avoir attendu à la maîtrise pour étudier à l’étranger.

Comment décrivez-vous votre travail à votre mère?
Mes parents comprennent relativement bien mon travail. Mon père aime me téléphoner et faire un compte rendu des nouvelles de la journée, puis déterminer comment cela affecte mon travail. Ou me partager de l'information pouvant être pertinente pour mes projets.

Cela dit, je serais curieuse de savoir comment eux expliquent mon travail à leur entourage! Je tenterais ma chance avec: «Travaille avec des entreprises pour éviter ou attirer de l’attention médiatique, et à promouvoir une marque ou un produit auprès de publics à convaincre.»

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