La référence des professionnels
des communications et du design
Dossier
Stressés, les travailleurs des communications?

30-44 ans: l'équilibre travail-famille prime

Portrait-robot des 30-44 ans de l'industrie - commenté par Jason Patuano, directeur des communications, région de l’est, de McDonald’s. 

Le «30-44 ans» évolue dans le milieu de la communication-marketing. Ses semaines sont chargées: il travaille 42 heures par semaine. Son niveau de stress au boulot est assez élevé, mais il est confiant face à sa sécurité d’emploi.

Sa vie personnelle demeure plus importante pour lui que sa carrière.

De toute façon, sa vie personnelle demeure plus importante pour lui que sa carrière, comparativement à ses collègues plus jeunes ou plus âgés. D’ailleurs, l’équilibre travail-famille était un critère important lorsqu’il a accepté son poste actuel, devant, par exemple, la possibilité d’avancement.

Le «30-44 ans» est plutôt enclin à demeurer dans l’industrie des communications et du marketing, mais dans son groupe d’amis, près d’un sur deux songe à quitter ce domaine si l’occasion se présentait.

Il est en milieu de carrière et est plus enclin que ses collègues plus ou moins âgés à consulter un professionnel en cas de problème. En matière de problèmes personnels, près de la moitié de ses collègues ont senti le besoin de rechercher de l’aide auprès d’un professionnel – ce qui est loin d’être le cas quant aux enjeux liés au travail: seulement un sur quatre se confie à ce sujet.

Dans sa tranche d’âge, 18% des gens ont subi un burn-out.

 

jason patuano

Je me suis reconnu, jusqu'à un certain point, dans ce profil. Le volet travail-famille m’a particulièrement intéressé: je n'ai jamais entendu la génération de mes parents dire qu’il s’agissait d’un équilibre important. On entendait plutôt parler de sacrifices – au détriment de la vie de famille. Aujourd’hui, au contraire, il s’agit d’une question soulevée lors de nos négociations d’emploi: nous cherchons à nous assurer que les valeurs de l’entreprise pour laquelle nous œuvrons incluent la famille. 

Le travail dans le milieu de communications est une vocation.

C’est important, dans la mesure où je considère que ma vie personnelle et ma vie professionnelle vont de pair. J’associe le travail dans le milieu des communications à une vocation – cette façon de voir les choses permet de diminuer ma frustration lorsque le boulot empiète sur ma vie personnelle. Nous exerçons un métier exigeant (mais satisfaisant!), qui demande parfois de longues heures et une certaine souplesse. Le soutien de la famille est précieux, lorsque ses membres comprennent notre métier.

D’ailleurs, je trouve étonnant qu’il y ait une telle distinction dans les motifs qui poussent les travailleurs de mon âge à consulter un professionnel de la santé. Les sources de stress ne proviennent-elles pas de toutes les sphères de nos vies? Personnellement, je n’hésiterais pas à consulter, pour une ou l’autre d’entre elles. 

Les plus performants sont les mieux entourés.

Rappelons-nous que le métier de communicateur est un travail d’équipe, et les plus performants sont les mieux entourés. Pour être compétent et heureux au boulot, il faut savoir déléguer et demander de l’aide, que ce soit à des collègues… ou à un professionnel de la santé.

comments powered by Disqus