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Dossier
Stressés, les travailleurs des communications?

Édito: la pub, la passion, le stress et l’entraide

Alain Tardy, associé de Marketel et membre du comité Québec du Bec, propose sa lecture des résultats de l’étude menée par Crop.

alain tardy

C’est alors que je dirigeais le comité Québec que nous avons travaillé bénévolement avec KBS pour élaborer une campagne de notoriété et de positionnement pour le Bec. On a produit un briefing complet afin de concevoir l'offensive qui allait motiver les communicateurs du Québec à soutenir le Bec! Tout ça sans budget. Beau défi! C’est là qu’on s’est demandé si l'on connaissait vraiment l’état d’âme des publicitaires du Québec.

On avait émis l’hypothèse que notre métier est en profonde transformation, donc source additionnelle de stress: la concentration des médias, les centres décisionnels de plus en plus à Toronto, l’engagement des services de l’approvisionnement et le numérique qui bouleverse notre industrie. Tout cela est démontré par des demandes d’aide au Bec qui explosent. Nous sommes sûrement plus stressés qu’avant? Stressés oui... mais ça fait partie de la «game».

L’étude, menée gratuitement par Crop et Infopresse, a démontré une certaine dichotomie de notre industrie:

La pub est un métier à risque, on le sait, mais on aime ça!

La pub est un métier à risque, on le sait, mais on aime ça! Ça va faire mal, pas grave, le jeu en vaut la chandelle. Sept heures de travail supplémentaire pas payées par semaine... c’est normal. Des burn-outs... ça fait partie du métier.

Nous sommes comme des pilotes de course automobile qui connaissent le danger, mais se grisent à rouler à haute vitesse. Ou comme les hockeyeurs qui désirent devenir des vedettes malgré les multiples commotions cérébrales. Les publicitaires accumulent les années en collectionnant les collègues ayant fait un burn-out. Un sur 10 avant 30 ans et un sur quatre après 45 ans! Normal aussi de perdre son emploi, deux tiers des publicitaires de 45 ans et plus en ont un jour perdu un! Malgré tout ça, la grande majorité des communicateurs se dévouent à leur travail sans compter les heures, en plus d'avoir la passion du métier! Un pitch, c'est fou, mais c’est le fun, surtout quand on le gagne!

Il est normal aussi de consulter: la moitié des participants ont déjà vu un professionnel.

Nous avons appris qu’il est normal aussi de consulter: la moitié des participants ont déjà vu un professionnel et presque la moitié des gens interrogés connaissent quelqu’un qui a recouru aux services du Bec. C’est pour ça que le Bec existe et pour ça que KBS a créé, avec Sylvain Pereira et la nouvelle équipe du Bec, une formidable campagne de pub. Pour rappeler à l’industrie publicitaire que le Bec est là en cas de besoin. Mais c’est aussi dans le but de motiver les publicitaires à donner pour assurer sa survie. Les deux tiers des participants n’ont jamais donné au Bec! 

Pour nous, au Bec, le stress, c’est d’avoir assez d’argent pour répondre aux besoins grandissants de l’industrie. Avec une équipe d’une seule personne au Québec, le Bec a aidé plus de 200 familles l’an dernier. Avec un budget tellement serré que le Bec a presque eu besoin du Bec.

S’il vous plaît, cette année, engagez-vous comme bénévole, achetez nos produits sur la Bec boutique, achetez l’espace média au Bec média ou participez à nos activités.

Donnez, ça pourrait vous revenir. le-bec.org

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