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Stressés, les travailleurs des communications?

Étude: les pros des communications sont stressés… mais satisfaits

Dans quel état d’esprit se trouvent les professionnels de l’industrie? Une récente étude menée par la firme de recherche Crop pour le Bénévolat d’entraide aux communicateurs (Bec), en collaboration avec Infopresse, lève le voile sur leur rapport au travail.

Globalement, on consacre autant de temps à son emploi qu’il y a cinq ans, avec une moyenne de 42,3 heures par semaine (45,1 pour les hommes et 41,2 pour les femmes). Le niveau de stress au boulot baisse depuis 2009. Ainsi, pour 42% des participants, la quantité de stress au travail est élevée (contre 48% en 2009). Pourtant, la satisfaction retirée de ce même travail est elle aussi élevée, à 51% (46% en 2009).

D’ailleurs, le plaisir que retirent les travailleurs de l’industrie à accomplir leur métier constitue de loin leur source de satisfaction numéro un dans le cadre professionnel, avec un taux de 85%. La reconnaissance arrive deuxième, à 53%.

Au chapitre de l’équilibre travail-famille, la vie personnelle semble un peu moins importante qu’il y a cinq ans. À l’époque, 60% des gens avaient indiqué qu’elle l’était plus que leur carrière. Aujourd’hui, ce taux a baissé à 55%.

Paradoxalement, la vie en général et celle de famille représentent les deux sources de bonheur principales des professionnels de l’industrie (elles rendent heureux 82% et 80% d’entre eux), devant la vie sociale (67%), le travail (58%) et la situation financière (48%).

L’équilibre travail-vie privée arrive encore au second rang des facteurs de priorité dans l’acceptation d’un poste en communication (16%), derrière la réputation de l’entreprise elle-même (19%) et devant la possibilité de se perfectionner (10%).

En matière de sécurité d’emploi, 84% sont confiants face à leur travail. Les plus âgés et ceux œuvrant dans les plus petites entreprises sont néanmoins plus inquiets. On note par ailleurs que 48% des professionnels des communications ont déjà été victimes d’un licenciement ou congédiement.

Les arrêts de travail pour cause de surmenage et(ou) de dépression touchent une personne sur cinq dans les communications. Chez les 45 ans et plus, une sur quatre a vécu cette situation.

Finalement, une personne sur deux (53%) dans le domaine des communications a déjà consulté un professionnel pour des problèmes personnels, liés au travail ou familiaux. Celles en milieu de carrière ont le plus tendance à demander de l’aide.

C’est chez les annonceurs et du côté des médias qu’il existe le plus de ressources d’aide aux employés. Inversement, les agences, en création comme en achats médias, offrent peu de soutien interne. Bien entendu, les personnes évoluant dans de plus grandes entreprises sont plus susceptibles d’accéder à un service d’aide aux employés.

Suivez ce lien pour consulter l'ensemble de l'étude.

Profil des participants: cette étude a été menée auprès de 1338 personnes travaillant dans les communications. 35% travaillent en agences ou chez un annonceur. Les autres sont travailleurs autonomes, travailleurs en relations publiques, en télévision ou en cabinet de recherche marketing. 46% sont employés et 47% sont cadres (intermédiaires ou supérieurs) ou propriétaires/associés. 

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