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Dossier
Pour ou contre la publicité native?

Donald Lizotte: pour

La publicité dite native permet de propulser une marque par son intégration au contenu.

Nous n’avons pas à être pour ou contre la publicité native: la pratique est déjà largement répandue, et elle est là pour rester, quitte à devoir s’adapter pour mieux évoluer. Elle est d’ailleurs apparue bien avant qu’on l’identifie comme telle et qu’on lui attribue cette dénomination. Nous ne nous demandons plus aujourd’hui si nous sommes pour ou contre les réseaux sociaux…

La pratique est déjà largement répandue, et elle est là pour rester.

Cela dit, les limites du terrain de jeu ne sont pas toujours bien définies et chaque cas demande à être traité avec pertinence et discernement pour éviter les dérapages. 

donald lizotte

vice-président exécutif, Régie publicitaire, de Québecor Média

Il est important de distinguer ce type de publicité du publireportage traditionnel, ce dernier étant entièrement conçu par l’agence ou l’annonceur, alors que le contenu commandité est élaboré par les équipes de journalistes et de chroniqueurs.

C’est d’ailleurs ce qui nous amène au cœur du débat. Dans tous les cas, l’élément clé demeurera toujours le respect de l’éthique journalistique et éditoriale. Immanquablement, lorsque cette ligne de conduite est suivie, tous les intervenants y gagnent. En restant fidèles à leur mandat et à leur mission, les éditeurs et producteurs peuvent générer des contenus en fonction des centres d’intérêts de leurs auditoires. Quant aux annonceurs, ils profitent de l’occasion de s’intégrer à un contenu taillé sur mesure pour la cible en plus de pouvoir y ajouter une publicité traditionnelle afin d'asseoir et de contrôler entièrement leur message.

Son succès reposera toujours sur la justesse et la fluidité de l’arrimage du propos avec le type d’annonceur.

Le traitement de ce type d’opération publicitaire devra être différent selon la nature de l’article, du reportage ou de l’émission - information, divertissement ou événement sportif par exemple - et son succès reposera toujours sur la justesse et la fluidité de l’arrimage du propos avec le type d’annonceur.

Chez Québecor Média, nous nous assurons d’aller bien au-delà du simple contenu commandité en intégrant les marques de nos clients aux propriétés les plus porteuses de notre groupe, avec la possibilité d’utiliser nos meilleurs ambassadeurs, qu’il s’agisse d’animateurs, chroniqueurs, spécialistes, chefs, journalistes, etc. Nous recherchons toujours le concept le plus approprié, tant stratégiquement que créativement, afin de répondre aux objectifs spécifiques de nos annonceurs, tout en nous assurant d’un contenu engageant pour nos lecteurs ou nos téléspectateurs.

Alors que certains cherchent encore quelle direction lui donner, chez nous, cette pratique exprime déjà son plein potentiel: l’élaboration et l’intégration de contenu au sein de chaque marque de notre groupe média - télé, numérique, magazine, journal - est chose courante depuis plusieurs années. Elles peuvent prendre différentes formes selon les médias, les visées des annonceurs et le positionnement de chaque marque. Allant de l’intégration de contenu «organique» aux nouveaux formats «promo magazine» ou «contenu d’information commandité» en journal, en passant par la commandite de contenu développé sur mesure pour un annonceur, les possibilités sont pratiquement sans limites. Encore ici, Québecor Média ouvre une fois de plus la voie à de nouvelles pratiques innovantes.

Un annonceur qui désire bénéficier de l’expertise de nos producteurs, chroniqueurs et journalistes pourra occuper une place de choix dans nos contenus en nous partageant l’angle et l’élan qu’il souhaite donner à chacun de ses produits et services. Nous lui offrirons les solutions les plus créatives et surprenantes pour tirer le meilleur avantage de cette collaboration, en tout respect de notre lectorat, de nos auditoires et de nos marques.

Donald Lizotte est vice-président exécutif, régie publicitaire, de Québecor Média.

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles d’Infopresse.

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