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Dossier
Les personnalités de l'année 2013

Thibaut Duverneix : carburer aux projets

Détenteur de la mention ADC Young Guns 2012, récompensant les meilleurs créatifs de moins de 30 ans dans le monde, Thibaut Duverneix a eu une année chargée. 

Et ce, surtout en raison du projet d’envergure Le journal d’une insomnie collective, documentaire interactif dévoilé en primeur internationale au Festival du fi lm de Tribeca à New York. Cest en parlant de fatigue et d’insomnie que Thibaut Duverneix a eu vent qu’Hugues Sweeney, producteur exécutif du Studio de production interactive de l’ONF, planchait sur un projet abordant ces thèmes. Le réalisateur interactif et cinématographique s’est ainsi joint au studio Akufen, déjà mandaté par l’ONF, pour le volet réalisation. «Je m’intéresse personnellement à l’univers des rêves, à la dualité à savoir si nous sommes réveillés ou non, explique-t-il. C’est un projet qui m’a beaucoup apporté et qui m’a donné envie de recourir à une approche plus documentaire et intime pour mes autres réalisations.» Approche qu’il a d’ailleurs préconisée dans le cadre d’un mandat auquel il a collaboré avec Moment Factory pour le Light, nouvelle boîte de nuit de l’hôtel Mandalay Bay, à Las Vegas. Le réalisateur y a signé deux scènes de 10 minutes qui agrémentent l’environnement immersif du lieu.

Du côté publicitaire, celui qui est cofondateur du studio Departement, a récolté de nombreux prix cette année pour Sloche, de Couche-Tard. Réalisée en collaboration avec l’agence DentsuBos, l’initiative Crème à barbe s’est ainsi mérité des honneurs dans les concours Boomerang, Lux, Grafi ka, Créa et Marketing Awards. Toujours auprès du détaillant québécois, le réalisateur a signé cette année la publicité pour la nouvelle saveur Pizzaghetti. «Ça a été assez long et tout un défi face au budget octroyé. Mais j’aime quand c’est compliqué et que je dois me pousser le plus loin possible avec l’argent dont je dispose.»

Thibaut Duverneix réalise en parallèle plusieurs clips, et actuellement son moyen métrage Gravity of Center, un fi lm de danse expérimental, fait parler de lui. «On l’a tourné il y a un an, mais il doit faire le tour des festivals, questions d'exclusivité, avant qu’on puisse le promouvoir sur nos plateformes.» Ayant été en nomination aux CFC Worldwide Short Film Festival, TIFF, Rendez-vous du cinéma québécois et Planet in Focus Environmental Film festival, entre autres, il met en scène des danseurs contemporains. «J’aime travailler avec des danseurs. Ils ont une conception de l’espace qui leur est propre, et la façon dont ils bougent communique quelque chose de très fort.»

Aux dires du jeune homme, pour l’embarquer dans un projet, celui-ci doit justement être stimulant, bien sûr, mais le réalisateur doit pouvoir y sortir de sa zone de confort, se réinventer et se dire en sortant d’un brief: «Merde, comment on va faire?». 

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