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Dossier
Les personnalités de l'année 2013

Dominic Gagnon: entrepreneur-né

L’entreprenariat, Dominic Gagnon l’a dans le sang. À 14 ans, il fondait sa première agence web, Médiatech ; à 15, il comptait déjà trois employés, et à 16, il effectuait sa première transaction de plus de 50 000 $. Aujourd’hui âgé d’à peine 26 ans, il pilote Piranha, une agence spécialisée en mobilité qui vient de connaître une année remarquable.

Nommée Jeune entreprise innovante de l’année et gagnante du prix Actif humain (meilleur gestion des ressources humaines) aux Fidéides 2012, récompensée aux Prix Desjardins Entrepreneurs 2012, l’agence, qui compte une quarantaine d’employés, a plus que doublé cette année, autant en termes d’effectifs que pour son chiffre d’affaires.

Et à en croire Dominic Gagnon, ce n’est qu’un début. «Le goût du risque fait partie de mon ADN et de celle de Piranha, et il n’est pas question de faire du sur-place.» Visant l’ouverture de trois bureaux à l’international d’ici les 18 prochains mois, dont un à San Francisco dès l’automne, l’entreprise a également amorcé un nouveau virage. Positionnée comme référence dans le domaine de la mobilité depuis 2009, c’est vers les hautes technologies qu’elle se dirige, souhaitant effectuer davantage de développement de produits et de propriété intellectuelle.

Élève à l’École d’Entrepreneurship de Beauce, où il côtoie les Aldo Bensadoun, Jean Coutu, Laurent Beaudoin et autres grandes figures du Québec inc., Dominic Gagnon se prépare pour un automne fort chargé. En plus des cours et de la gestion de son organisation, le jeune entrepreneur s’apprête à publier un premier livre sur la mobilité. De plus, il donnera un cours à la maîtrise à l’Université de Sherbrooke, devenant ainsi l’un des plus jeunes chargés de cours à ce niveau de l’institution. Ayant lui-même été refusé à cette université alors qu’il souhaitait entrer au baccalauréat, il se fait une fierté de ce revirement de situation. «Nous sommes dans une culture où l’échec est mal vu et il s’agit d’un frein pour l’innovation et l’entreprenariat. Pourtant, on apprend de ses erreurs. À défaut de les craindre, on devrait plutôt les valoriser.»

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