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Jean-François Côté de District M se démarque au concours Arista

Après avoir remporté en 2017 la distinction Entrepreneur de l'année E&Y, le président de District M, entreprise spécialisée en programmatique, vient de recevoir le prix Arista pour Jeune entrepreneur en croissance du Québec, attribué par la Jeune Chambre de commerce de Montréal. Entrevue avec Jean-François Côté sur son parcours depuis la création de sa société il y a cinq ans.

La Jeune Chambre de commerce de Montréal a remis à Jean-François Côté ce prix qui vise à reconnaître les jeunes chefs de file du Québec de 40 ans et moins qui démontrent tous les jours du leadership et de l’innovation. 

Ce succès s'explique par la croissance rapide de l'entreprise, passée de «0$ à 100 millions$ de revenus en cinq ans.»

Le président de la société montréalaise de publicité numérique ciblée, dont le siège social se trouve dans le quartier Mile-End et qu'il a cofondée en 2012 avec des collègues du Groupe Pages Jaunes, n'en est pas à sa première récompense. Cette année, elle s'était déjà hissée au palmarès des 100 meilleurs employeurs au Canada du quotidien Globe & Mail. Le dirigeant a aussi été sacré Entrepreneur de l'année E&Y pour 2017 dans la catégorie Entreprises émergentes, dans le cadre d'un concours qui souligne les réalisations des pionniers de l’entrepreneuriat au pays. En 2016, District M a été nommée parmi dans les entreprises à surveiller par le palmarès Technology Fast 50 de Deloitte. 

De 0$ à 100 millions$ de revenus

Ce succès s'explique par la croissance rapide de l'entreprise, passée de «0$ à 100 millions$ de revenus en cinq ans», souligne Jean-François Côté. Ce pas de géant a été notamment franchi grâce à l'obtention de capitaux ayant permis à District M en 2016 d'obtenir huit millions$ du Fonds de solidarité FTQ pour assurer une première expansion hors Québec. 

De plus, ils ont permis de faire grimper le nombre d'employés de 35 à 85 en deux ans seulement. L'entreprise a également planté ses racines hors du Québec dans cette même période où elle a ouvert un bureau à Toronto en juin 2016 et à New York l'automne de la même année, puis à San Diego en juin 2017. 

District M a réussi à obtenir la confiance de marques comme Vacances Air Canada, Hyundai et Deloitte, et des éditeurs comme le quotidien New York Times, CBS et Bell. «Nous travaillons aussi beaucoup en ce moment avec Amazon et Adobe.»

Jean-François Côté mentionne que la plateforme programmatique jouit de 10 milliards d'impressions par jour. Elle s'est d'ailleurs récemment retrouvée dans le top 10 du classement Global Seller Trust Index de Pixalate, atteignant la neuvième position pour la région des États-Unis.

Le Canada, dans la course en programmatique?

Si les États-Unis sont reconnus pour utiliser des technologies plus avancées en publicité programmatique, Jean-François Côté a pu observer que le Canada a rattrapé son voisin. «Ces deux dernières années, les annonceurs et les éditeurs ont adopté les mêmes technologies qu'aux États-Unis et ne tirent plus de l'arrière.» 

L'embauche des meilleurs développeurs est réellement le nerf de la guerre en programmatique.

Un tel progrès repose, selon lui, sur l'ouverture des gens d'ici et un plus grand accès à des technologies de pointe. Le défi de cette industrie ne se trouvera donc pas de ce côté. 

«L'embauche des meilleurs développeurs est réellement le nerf de la guerre en programmatique, soutient-il. J'ai 32 développeurs en ce moment en entreprise et si je pouvais en avoir 60, je les embaucherais tout de suite.» Il tente d'ailleurs de conclure des partenariats avec des universités pour aller directement à la source et dénicher ainsi les perles rares. 

Les concours, ça ne change pas le monde sauf que...

Outre la fierté à remporter des prix, ceux-ci ont également une incidence sur les affaires. «Cela procure une belle notoriété à l'entreprise, en plus de renforcer notre crédibilité auprès de nos clients, mentionne Jean-François Côté. C'est aussi très important quand tu es une petite entreprise et que tu compétitionnes avec des gros joueurs de ce monde comme Google d'attirer les regards des gens de talent chez toi.» 

À court terme, le président espère que sa firme se hisse dans les 50 entreprises du palmarès Technology Fast 50 de Deloitte cet automne, maintenant qu'elle a passé le cap des cinq ans, l'un des critères pour en faire partie. 

Il ne compte pas s'asseoir sur la croissance rapide que District M a connue ces dernières années. C'est ainsi qu'il entend la doubler dans les 24 prochains mois, notamment par l'embauche dans les 12 premiers mois de 60 nouveaux employés. Un objectif qu'il prévoit atteindre au moyen d'une deuxième ronde de financement.

«On est rendu à un stade de croissance où l'on veut faire des acquisitions pour croître et ouvrir de nouveaux marchés internationaux.» Londres et l'Australie sont dans sa mire puisque ces deux marchés sont similaires à ceux du Canada et des États-Unis.