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Guylaine Tremblay demeure porte-parole de Sinorama

Dans la foulée de l'affaire Sinorama, enquête de La Presse sur les activités de financement du voyagiste, la comédienne Guylaine Tremblay réitère sa confiance envers l'entreprise, qui conteste les accusations du quotidien montréalais. 

Porte-parole de Vacances Sinorama depuis l’automne dernier, Guylaine Tremblay se dit satisfaite des explications données par le voyagiste à la suite des reportages publiés par le quotidien La Presse, alléguant que l'entreprise ne disposait pas des fonds nécessaires pour honorer les futurs voyages déjà payés par les consommateurs.

Au moment du dévoilement de l'affaire, le 3 mai dernier, la directrice générale d'Edelman Montréal, Ève Laurier, avait expliqué que Guylaine Tremblay devrait effectuer «une vérification diligente des faits» avec Sinorama, afin de s’assurer que les articles de La Presse ne soient pas plus criants que la réalité. «Mais si les faits sont avérés, elle devra analyser son contrat et se sortir de cette collaboration.»

«Par respect pour le public qui me suit depuis tant d’années, je trouvais essentiel de m’assurer que les clients actuels et futurs soient toujours bien servis par Vacances Sinorama. Ma rencontre avec la haute direction de l’entreprise, lundi soir, m’a pleinement rassurée», a indiqué Guylaine Tremblay, qui ne remet pas en cause son association avec cette entreprise, qu’elle estime «honnête et rigoureuse».

«Avant d'accepter d'en être la porte-parole, j'ai voulu tester les produits offerts, et mon voyage en Chine m'a convaincu de son professionnalisme. J'ai même pu faire un autre voyage en Chine et un en Thaïlande après la signature de mon entente. Je voulais connaître par moi-même la valeur ajoutée pour les clients de cette entreprise. Mon expérience a été très concluante.»

Des «insinuations mensongères»?

Vacances Sinorama a réfuté à plusieurs reprises les allégations de La Presse par communiqué, évoquant une situation financière «saine», qui lui permettra de «poursuivre adéquatement ses opérations au cours des prochains mois et des prochaines années».

L'entreprise souligne que les reportages de La Presse sont «fondés sur une mauvaise interprétation de ses états financiers», dévoilant au passage un fonds de roulement qui affichait un surplus de deux millions$ à la fin du dernier exercice financier, «vérifié par la firme comptable ZH». «Vacances Sinorama est solvable et en mesure de remplir toutes ses obligations à l’égard de ses nombreux clients actuels et futurs, comme le confirment ses états financiers vérifiés», a déclaré Claude Landry, vice-président de Sinorama, en présence des membres de la haute direction de l’entreprise établie à Montréal, lors d’une conférence de presse tenue le 8 mai.

Toujours selon Claude Landry, le journaliste de La Presse aurait «échafaudé des hypothèses et émis des opinions en se basant sur les états financiers d’une société américaine apparentée, Sinorama Corporation, qui ne vend aucun voyage aux consommateurs québécois». Vacances Sinorama étant une entreprise privée, non inscrite à la Bourse, ses états financiers ne sont pas publics.