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Les commerçants montréalais les plus taxés au pays: l'actualité économique en rattrapage

À Montréal, on paye les taxes les plus élevées au paysle Sommet du B7 met la table pour le G7, et plus de 180 entreprises recrutent avec l'Événement Carrières: voici les principales nouvelles économiques de la dernière semaine.

À Montréal, les taxes les plus élevées au pays

Sur St-Denis, sur les deux kilomètres séparant Roy et St-Joseph, on trouve 58 locaux vides, explique le journaliste Jean-Sébastien Cloutier, dans un reportage de Radio-Canada. Les raisons sont multiples, mais une constante demeure, les commerçants se sentent étouffés par les taxes. L'augmentation des taxes étant supérieure à l'inflation, devant la demande en baisse sur St-Denis, le prix des baux aurait diminué de près de 50% en moyenne depuis quelques années. «Les commerçants montréalais ont sans doute raison de se plaindre, à la lumière des conclusions d'une récente analyse pancanadienne», soutient Jean-Sébastien Cloutier.

Une étude du Groupe Altus a comparé les taux de taxes commerciales des grands centres-villes du pays. En moyenne, en 2017, pour chaque tranche de 1000$ d'évaluation foncière, les villes imposaient 23,95$ de taxes: à Vancouver, 12,44$; à Toronto, 25,20$; et à Montréal, 37,23$. «Un niveau de taxation anormalement élevée pour le non-résidentiel», selon Yves Godin, vice-président du Groupe Altus. 

Le Sommet du B7 met la table pour le G7

Les organisations qui regroupent les gens d'affaires des pays du G7 ont renouvelé leur position envers le libre-échange, le 6 avril dernier, au terme d'une rencontre de deux jours à Québec, deux mois avant le sommet du G7, les 8 et 9 juin, à La Malbaie. 

Dans le but de dresser des recommandations à transmettre aux dirigeants des pays qui devront se prononcer sur les grands défis économiques de la planète, la rencontre organisée par la Chambre de commerce du Canada a révélé que les objectifs communs des chefs de gouvernement et chefs d'État: ouverture des marchés, «croissance inclusive», autant au chapitre de l'égalité des sexes que de la diversité culturelle, et soutien plus important aux petites et moyennes entreprises (PME) dans le but d'assurer leur croissance.

«Pour parvenir à un commerce plus ouvert, les entreprises et gouvernements doivent lutter ensemble contre le protectionnisme», rapportait la Presse canadienne, selon la déclaration commune produite par les participants au Sommet d'affaires B7. L'événement a attiré une centaine de leaders économiques provenant des pays du G7: Canada, États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne, Japon et Italie. 

L'Événement Carrières: plus de 180 entreprises recrutent

Plus de 3000 emplois seront offerts dans le cadre d'un salon à Montréal, les 11 et 12 avril prochains, au Palais des congrès. Entre Rogers, Téo Taxi, la banque CIBC, la fonction publique du Québec et la Société de transport de Montréal, plus de 180 entreprises ou organisations de domaines variés seront représentées. En plus des nombreuses conférences d'experts de l'emploi, un espace immigration a été mis sur pied, afin de contribuer à l'intégration au travail des nouveaux arrivants, de les conseiller et de les accompagner dans une démarche efficace pour trouver du travail. L'entrée est gratuite.

Spotify entre officiellement à Wall Street

Spotify est entrée en Bourse le 3 avril dernier, à 165,90$US par action, valorisant la société suédoise à 29,5 milliards$. Une fois l'enthousiasme atténué, le titre a reculé pour ainsi terminer la séance à 149,01$, donnant à l’entreprise une valeur boursière totale de 26,5 milliards$, supérieure à celle de Twitter (20,6 milliards$), de Snap (17,1 milliards$) et de Dropbox (13,1 milliards$). Il s’agit de la deuxième introduction en Bourse d’ampleur en quelques jours dans le secteur technologique, après celle de Dropbox, le 23 mars.

Netflix pourrait se lancer dans les panneaux publicitaires 

Netflix serait prêt à débourser 300 millions$ américains afin de mettre la main sur Regency Outdoor Advertising, une agence propriétaire de panneaux publicitaires située dans la région de Los Angeles. Cette acquisition permettrait au géant de la vidéo en ligne d’annoncer ses propres créations dans un format publicitaire qui ne connaît actuellement aucun déclin majeur. Un panneau publicitaire sur Sunset Strip, à Los Angeles, coûterait au bas mot 140 000$US par mois. Au total, Netflix dépensera deux milliards$US en 2018, pour annoncer ses productions, selon l'agence Reuters.

Netflix a déclaré plus tôt cette année que ses dépenses en marketing progressaient plus vite que ses revenus. Selon un récent rapport de la firme MoffettNathanson, les dépenses par abonné auraient augmenté d'environ 25%, passant de 13$ à 16$ par tête. La société comptait 117,6 millions d'abonnés à la fin de 2017. 

L'OCDE se veut rassurante quant à la robotisation du travail

Les dangers de la robotisation pour les futurs emplois auraient été grandement exagérés, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). L’organisation estime que seulement 14% des emplois dans ses pays membres pourront un jour être «hautement automatisés». L’OCDE se veut beaucoup moins alarmiste que le rapport Frey and Osborne sur l'avenir de l'emploi quant à l'informatisation du travail, publié en 2013 et mené par Oxford Martin School, unité de recherche et de politique du département des sciences sociales de l'Université d'Oxford. L'étude rapportait que 47% des emplois en Amérique du Nord étaient menacés par l’émergence de l’intelligence artificielle et de l'apprentissage automatique.  

 

En couverture: Wikipédia