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Décathlon ouvre ses portes au Québec: l'actualité économique en rattrapage

Décathlon débarque officiellement à Brossard, une nouvelle stratégie de développement économique et des surplus  budgétaires pour Montréal, et le Réseau express métropolitain (REM) contesté: voici les principales nouvelles économiques de la dernière semaine. 

Décathlon débarque à Brossard

Le géant français de la vente d'articles de sport Décathlon est installé depuis le 21 avril dernier, dans l'ancien local des Ailes de la mode du Mail Champlain, à Brossard. Alors que la plupart des grands détaillants sportifs misent sur les marques reconnues, ce Décathlon n'offre que ses produits «maison», une particularité propre à la filiale québécoise contrairement aux 1352 autres adresses dans 39 pays. En ayant ses designers, ses usines et ses camions, le détaillant garde ses prix le plus bas possible et mise sur le volume. Résultat? Il n'y a jamais de solde, explique le quotidien montréalais La Presse. De plus, le magasin de Brossard ne se rapporte à aucun siège social, en pariant plutôt sur le principe de «subsidiarité», selon lequel la responsabilité d'une tâche revient à l'entité compétente la plus proche de ceux directement concernés par cette action. 

Un Montréal économique

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a présenté la nouvelle stratégie de développement économique de la ville, Accélérer Montréal, le 19 avril dernier. Le plan qui prévoit notamment un investissement de 360 millions$ d'ici 2022, soit un budget annuel supplémentaire de 40 millions$ par rapport aux dernières années, selon Radio-Canada, vise à «saisir les nouvelles opportunités afin d'accélérer le développement économique de la métropole de façon durable, inclusive et innovante». Une trentaine de ressources seront également ajoutées au réseau PME MTL, ayant pour mission le financement, l'accompagnement et la formation pour les entrepreneurs. Environ 150 millions$ seront financés par Québec. 

En plus de la stratégie économique, l'administration Plante a déposé le 19 avril son rapport financier de l'année 2017, qui confirme un surplus de 139,5 millions$. Rappelons que peu de temps après son élection, la mairesse annonçait un «trou» de 358 millions$ dans le budget 2018, ce qui avait alors «excusé» la hausse de taxes moyenne de 3,3%, au-delà de l'inflation. Toujours selon Radio-Canada, «des éléments extraordinaires» expliqueraient l'excédent, indiquait le président du comité exécutif et responsable des finances de la Ville, Benoit Dorais, par communiqué. Une hausse des transferts gouvernementaux de 105 millions$ et un marché immobilier «robuste» aurait permis d'emmagasiner des revenus de 58,5 millions$ en droits de mutation et de 25,6 millions$ en revenus de licences et permis. 

Le Réseau express métropolitain (REM) contesté

Le projet de train léger de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), le Réseau express métropolitain (REM), est loin de faire l'unanimité dans le domaine du transport et de l'écologie. Une vingtaine de personnalités du secteur en ont demandé l'abandon dans une lettre parue dans plusieurs médias, le 21 avril. Le groupe fait notamment valoir que «malgré sa facture de plus de 7,4 milliards$, le REM n'enlèverait de la circulation qu'environ 1700 des 1,3 million de véhicules circulant dans la région métropolitaine aux heures de pointe, soit une baisse de 0,13%, et qu'il ne diminuerait les émissions de GES que de 27 000, soit de 0,1%». 

Rappelons d'ailleurs que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement avait produit un rapport très critique à l'endroit du REM et n'avait pas donné «le feu vert» au projet. Les signataires appellent donc à remplacer la proposition «partisane» des libéraux, par le «Grand Déblocage» du Parti québécois, cinq lignes de tramways électriques, dont quatre sur l'île de Montréal, évaluées à un peu plus de 7 milliards$, ce qui «permettrait d'enlever l'équivalent de 133 000 automobiles sur la route, soit 100 fois plus que le REM».  

La HSBC cesse le financement des énergies fossiles

La plus grande banque européenne, la HSBC, a annoncé le 20 avril dernier, la cessation de son financement des centrales à charbon, l’exploitation des sables bitumineux et les forages pétroliers en Arctique, à l'exception des centrales à charbon au Bangladesh, en Indonésie et au Vietnam, étant donné le «nombre très important de gens dans ces trois pays qui n’ont pas accès à la moindre électricité». La banque britannique poursuit le mouvement dans lequel se sont déjà engagées plusieurs institutions financières, dans une politique de financement plus en accord avec la lutte contre le changement climatique.

En 2011, HSBC avait déjà commencé à réduire son soutien aux nouveaux projets de centrales à charbon, cessant de les financer dans quelque 78 pays «développés», selon Les Échos. Ces trois dernières années, HSBC a financé des projets de centrales à charbon à hauteur d'un peu plus de 2,1 milliards$. 

La voiture électrique et autonome s'inscrit en Bourse

Le secteur de la voiture électrique et autonome entre sur le Nasdaq, dans un Fonds négocié en Bourse (FNB) sous le symbole DRIV. Le Global X Autonomous & Electric Vehicles ETF vient d’être introduit sur le marché et suit l’indice Solactive ciblant les entreprises spécialisées dans le domaine. «On y trouve des titres comme Intel, Microsoft, Samsung, Toyota, Apple, Google, Honda, Rio Tinto et Honeywell. Tesla et BMW en font également partie», explique le journal Les Affaires.

Amazon Prime atteint le cap des 100 millions d’abonnés  

En 13 années d’existence, Amazon n'avait jamais communiqué le nombre d’abonnés à ses services. Mais voilà que Jeff Bezos révèle dans la lettre annuelle transmise aux actionnaires qu'Amazon Prime aurait franchi les 100 millions d'abonnés. Le fondateur et président-directeur général actuel d'Amazon a aussi confié que 2017 avait été «particulièrement fructueuse» pour l'entreprise. Plus de cinq milliards de produits ont par ailleurs été expédiés la même année.

Les utilisateurs prêts à payer 50$ mensuellement pour un «abonnement» à  Facebook

Selon les conclusions du Bureau américain de la recherche en économie, les particuliers seraient prêts à payer 50$ par mois pour souscrire à Facebook. L'institut souhaitait connaître la valeur de Facebook, Google et autres plateformes web gratuites aux yeux des utilisateurs, en proposant à 1500 internautes des sommes variées, en échange de quoi ils ne devaient pas visiter ces sites pour un mois. Une majorité ont donc préféré visiter Facebook, plutôt que de recevoir 50$. La même étude reconduite l’an dernier avait fixé la valeur de l'adhésion au réseau social à 40$.