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Mère ordinaire et di Stasio: les deux petits nouveaux de KO

Alors que le choix du papier se fait de plus en plus rare, KO Média dévoilait en avril ses cinquième et sixième magazines imprimés: Mère ordinaire avec Bianca Longpré et di Stasio, du nom de la célèbre animatrice. Discussion sur ces deux petits nouveaux avec Sophie Banford, éditrice, directrice générale et associée.

Josée di Stasio compte plusieurs saisons de télévision au compteur. Figure emblématique de notre paysage médiatique, son nom incarne aujourd'hui une certaine vision de la cuisine. «Josée est une artisane, la directrice artistique de sa propre marque. C'est une passionnée qui plonge tête première dans chacun de ses projets», illustre Sophie Banford.

Et après avoir récemment annoncé qu'elle prenait «une pause de la télé», c'est dans le magazine di Stasio qu'elle met maintenant la main à la pâte. Une décision qui se retrouve aujourd'hui en kiosque avec un tout premier numéro sur le thème de l'Italie mêlant esthétique léchée, une quarantaine de recettes et un résultat «100% incarné», indique Sophie Banford, éditrice et instigatrice du projet.

«Josée étant une marque établie, l'on voulait vraiment pondre un magazine qui lui ressemble. Elle a d'ailleurs été très engagée dans le contenu: je crois qu'il n'y a pas une virgule qu'elle n'a pas vue, lue et approuvée...»

«Il y a une forme de prestige d’avoir un magazine imprimé à son nom.»

Cette collaboration correspond au sixième magazine de KO Média, une boîte qui continue de parier sur le papier à une époque où le numérique impose sa loi. «Il y a une forme de prestige d’avoir un magazine imprimé à son nom, nuance Sophie Banford. Si, d'un côté, le papier apporte une notoriété séduisante aux personnalités, il offre surtout aux lecteurs un tout autre rapport avec le contenu. Lire un magazine, c'est un temps d'arrêt, une activité intime qui se passe seul»... et qui permet d'entrer dans le foyer des gens.

Car peu importe le support, parvenir à toucher un auditoire captif est aujourd'hui le nerf de la guerre publicitaire.

Parler «à toutes les femmes du Québec»

sophie banford

ko média

photo: Pierre Manning

Josée di Stasio (di Stasio), Véronique Cloutier (Véro), Alexandra Diaz et Geneviève O’Gleman (Cuisine futée): ce n'est pas un hasard si KO Média s'associe avec des personnalités populaires pour incarner ses publications. C'est même «dans l'ADN de KO», précise Sophie Banford. 

Avec Bianca Longpré, la tradition se poursuit. Car avant de se décliner sur papier, Mère ordinaire est un blogue, une page Facebook cumulant près de 200 000 abonnés et un spectacle d'humour ayant attiré plus de 40 000 spectatrices. En bref, un «vrai phénomène», selon Sophie Banford, qui fait de Bianca Longpré «le visage de la réalité des mères d'aujourd'hui».

C'est donc aussi pour parler à cette frange de la population que KO Média s'est associé à celle qui était déjà chroniqueuse pour le magazine Véro, aussi édité par Sophie Banford.

«Je cherche à parler à toutes les femmes du Québec.»

«En tant que directrice générale de KO Média, je cherche à parler à toutes les femmes du Québec. Et Bianca, sa marque résonne auprès des mères travailleuses de 30-45 ans. Elle donne des conseils pratiques, et c'est là que le magazine intervient: que ce soit pour nommer des produits de beauté qu'on peut trouver à la pharmacie ou donner des trucs pour occuper les enfants et avoir du temps pour soi, Mère ordinaire est accessible et ancré dans les astuces quotidiennes.»

Cette capacité à atteindre un auditoire de créneau semble ce qui fait la force de contenu, mais aussi financière, des publications de KO Média. «Véro, Cuisine Futée, di Stasio, Mère ordinaire... chacun de nos magazines parle à une strate de femmes différente, explique Sophie Banford. Quand on approche des annonceurs, on peut leur présenter notre portfolio et leur proposer de s'adresser au marché qu'ils visent.»

Et hormis Josée di Stasio – dont l'arrivée prochaine sur les réseaux sociaux est envisageable, révèle Sophie Banford –, toutes les vedettes qui incarnent les magazines de l'entreprise ont une présence en ligne établie, ce qui permet de «segmenter, mener des campagnes intégrées et répondre à l'ensemble des besoins d'un annonceur».

Priorité au contenu

Malgré cette capacité publicitaire, KO Média mise principalement sur le contenu. Sauf pour Véro, la publicité n'occupe jamais plus du dixième de l'espace d'un magazine et ce, même en prenant en compte le contenu de marque, promet Sophie Banford. Une façon de vendre plus cher l'espace publicitaire dans des publications qui restent plus longtemps sur les rayons.

«Mère ordinaire et di Stasio sont des titres de format bookazine, qui paraissent tous les quatre mois. Ils se vendent plus chers (NDLR: 7,99$ pour Mère ordinaire et 9,99$ pour di Stasio) et ne comptent jamais plus de 10% de pub. Les gens paient un montant conséquent et veulent du contenu et de la qualité, et l'on se fait une fierté de rendre ça.»

«Plutôt que de prévoir des fréquences de publication, l'on cherche à trouver des moments logiques de parution.»

D'ailleurs, pas question de multiplier les parutions pour ajouter aux recettes, soutient Sophie Banford. «Plutôt que de prévoir des fréquences de publication, on cherche à trouver des moments logiques de parution. Par exemple, qu'est-ce qui serait logique avec Mère ordinaire? La rentrée, où se trouve le besoin de plusieurs parents.» Même chose avec di Stasio, dont la prochaine parution n'est pas arrêtée, mais qui arrivera «assurément». «On aimerait l'automne, ça pourrait être pour Noël, et Josée a un sujet en tête qui colle au mois de janvier... On veut rester flexibles et agiles.»

En attendant ces prochains numéros, un (autre) nouveau magazine s'apprête à sortir des fours de KO Média. Prévu pour la fin de mai, il sera lui aussi endossé par une personnalité – «ou plusieurs», précise Sophie Banford – et s'adressera à un nouvel auditoire: les milléniaux.

Pour Sophie Banford, ce sera une septième preuve que le papier n'est pas mort.