La référence des professionnels
des communications et du design

Martin Sorrell quitte la présidence de WPP: l'actualité économique en rattrapage

Après des accusations de «comportement inapproprié», Martin Sorrell quitte la présidence de WPP, et le Festival international de jazz de Montréal devance le Grand Prix de Formule 1 du Canada en matière de retombées financières: voici les principales nouvelles économiques de la dernière semaine.

Martin Sorrell quitte la présidence de WPP après une enquête 

Près de deux semaines après l'ouverture d'une enquête sur des accusations de «comportement inapproprié» en lien avec l'utilisation d'éléments d'actif du géant mondial de la publicité WPP, Martin Sorrell, fondateur et directeur général de l'entreprise britannique, depuis 33 ans à la tête du groupe, a quitté ses fonctions le 14 avril dernier. Cette secousse mettrait «inutilement une trop grande pression sur l'organisation, ses quelque 200 000 employés, les 500 000 personnes qui en dépendent et les clients servis dans 112 pays», indique Martin Sorrell par communiqué. 

WPP a expliqué que sa démission serait considérée comme un départ à la retraite et que le président actuel, Roberto Quarta, deviendrait président exécutif jusqu'à ce qu'un nouveau directeur exécutif soit nommé. 

Au moment des allégations, au début d'avril, Martin Sorrell avait nié tout comportement inapproprié, soutenant tout de même qu'il comprenait que l'entreprise doive mener une enquête. L'examen terminé, WPP a annoncé que les allégations concernaient des montants jugés anodins. Son départ survient dans une période charnière pour le géant, confronté plus que jamais à la concurrence de Google et Facebook, et à la compression des budgets publicitaires de plusieurs annonceurs, rapporte Stratégies. 

Le Festival international de jazz de Montréal au sommet des retombées économiques

Le Festival international de jazz de Montréal (FIJM) devance le Grand Prix du Canada comme l'événement touristique québécois générant le plus de retombées économiques. Les récentes données de KPGM dévoilent des retombées à hauteur de 48,5 millions$ en valeur ajoutée pour l'économie du Québec et de 10,3 millions$ en recettes fiscales pour les gouvernements fédéral et québécois. Il s'agit, selon l'organisation, d'un record qui s'explique grâce à sa grande performance touristique. L'événement aurait attiré 30% plus de touristes l'an dernier par rapport à 2016. Rappelons que 2017 marquait le 375e anniversaire de Montréal et le 150e du Canada. 

Le FIJM surclasse ainsi le Grand Prix de F1, qui avait engendré 42,4 millions$ en 2015, et 8,1 millions$ en recettes fiscales. Le Festival a reçu des subventions à hauteur de 5 millions$ l'an dernier, ce qui donne un surplus fiscal net de 5,3 millions$. La F1 quant à elle, a récolté une subvention d'environ 18,7 millions$, provoquant un déficit fiscal net de 10,6 millions$. Les gouvernements toucheraient toutefois près de 4 millions$ par année en redevances sur les billets de F1, ce qui fait passer le déficit fiscal net du Grand Prix à environ 6,6 millions$, rapportait le journaliste Vincent Brousseau-Pouliot dans le quotidien montréalais La Presse. 

Second Cup aimerait se lancer dans le cannabis 

Second Cup envisage de convertir certains de ses cafés en boutiques de cannabis et en fumoirs aux endroits où ce sera permis, apprenait la Presse canadienne, le 13 avril dernier. L'entreprise s'est jointe à la société de services National Access Cannabis (Nac) pour développer et exploiter un réseau de distributeurs consacrés à la consommation récréative de cannabis. 

Aucun des deux partenaires ne détient encore de permis pour la vente du cannabis. L’entente reste donc conditionnelle à l’obtention de l'autorisation des gouvernements, ainsi que de celui des franchisés et propriétaires. Les entreprises associées ont toutefois indiqué que les établissements convertis, qui adopteront l’enseigne de Nac, se trouveraient initialement dans l’Ouest canadien.

Alors que Second Cup éprouve des difficultés à conserver sa place dans le marché du café davantage concurrentiel face à des joueurs plus dominants, cette annonce a stimulé son action, bondissant de 29% pour s'établir 3,54$ à la Bourse de Toronto. Second Cup, deuxième chaîne de cafés spécialisés au pays, a affiché un profit net d’à peine 110 000$ pour son exercice 2017. 

Tim Hortons chute radicalement dans l'estime des Canadiens

«L’histoire d’amour entre le Canada et Tim Hortons est terminée», a rapporté Vice. Alors que la chaîne canadienne se hisse au palmarès Léger Marketing des marques les plus appréciées au pays depuis plusieurs décennies, l’étude Réputation 2017 de Léger Marketing et du cabinet de relations publiques National a vu Tim Hortons chuter du quatrième au 50e rang. Une première pour Tim Hortons, qui avait toujours réussi à se tailler une place parmi les 10 premières du classement.   

Alors que l'Ontario annonçait une augmentation du salaire minimum à 14$ l'heure, le 1er janvier 2018, certains franchisés de Tim Hortons ont avisé leurs employés que les pauses ne seraient plus rémunérées, qu’un quart de travail de neuf heures ne serait payé que huit heures et 20 minutes, et que l’employeur n'allait défrayer qu'une partie des assurances collectives, entre autres. 

Uber lance un réseau de location de voitures

En partenariat avec Getaround, entreprise de «partage social de voiture» de San Francisco, Uber Rent permet désormais de louer la voiture d’autres utilisateurs à même l’application depuis le 11 avril, explique Quartz. Uber a aussi annoncé la semaine dernière qu’elle comptait offrir des vélos électriques en libre-service. 

Le nouveau service d'Uber emprunte en quelque sorte le modèle de la plateforme Turo, permettant de louer son automobile à des particuliers à la journée, à la semaine ou au mois, implantée au Canada en 2016. C'est au tour des entreprises de location de véhicules de s'adapter à l'économie du partage. 

 

Photo: LinkedIn Martin Sorrell. Photo: Craig LaCourt