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KBS: l'agence doyenne où souffle un vent de renouveau

KBS souffle ses 60 bougies cette année, un chiffre difficile à atteindre dans un domaine aussi changeant qu’en publicité. Forte de son savoir-faire, la «vieille» agence s'est renouvelée à quelques reprises au fil du temps, jusqu'à sa direction générale il y un an et demi.

C’est durant l'été 2016 que Pierre-Luc Paiement s’est retrouvé à la tête de la direction de KBS Montréal après le départ d’Annie Aubert, pour former un duo avec le directeur de création principal Sacha Ouimet, qui occupe ce poste depuis janvier 2014. À son arrivée, son mandat était clair: insuffler un vent de modernité à cette agence bien ancrée au Québec.   

Pierre-luc paiement

kbs

Photo: Gabrielle Sykes (Rodeo Production)

Depuis, l’entreprise est passée de 35 employés à une cinquantaine. Parmi eux, plusieurs embauches ont bonifié l’équipe de direction: Karine Huard, vice-présidente, service-conseil et stratégie de plateformes; Olivier Caron, directeur de création, image de marque et design; Alexandre Gravel Soublière, directeur de création adjoint annoncé récemment; Ambre Chekly, directrice de création adjointe en équipe avec Harold Beaulieu, concepteur-rédacteur et Marie-Christine Toupin, productrice.

et Sonya Bacon, directrice de la stratégie. Les membres de la nouvelle équipe ont été choisis en raison de leurs connaissances multiples. «Par exemple, Karine Huard apporte toute son expérience de vente acquise chez Rogers, puis au sein de GroupM, tandis qu’Olivier Caron bonifie notre offre en design, de plus en plus recherché», explique Pierre-Luc Paiement, directeur général de KBS Montréal

Esprit collaboratif

Depuis plusieurs mois, la collaboration a aussi été valorisée de manière à générer une plus grande cohésion entre les six bureaux de KBS dans le monde, particulièrement entre ceux de Montréal, New York et Toronto. La dernière campagne Everyday Monster pour la Société canadienne des enfants disparus est un bon exemple de la synergie entre les équipes de Montréal et de New York. C’est d’ailleurs dans cet esprit collaboratif que l’agence avait accueilli Locomotive et Canidé en 2016, pour profiter de leurs expertises respectives en web et en relations publiques, puis ainsi enrichir l'offre globale.

«Leur présence renforce cette idée d'avoir sous un même toit cette communauté d'entrepreneurs qui apportent de la diversité et une ambiance dynamique à notre agence», soutient-il.

Toutes ces nouveautés ont permis de mettre la main sur plusieurs comptes variés en peu de temps, notamment Keurig, Van Houtte, Agropur, St-Hubert, Subway, la Société de transport de Laval, Genuim360 (ex-Réseau des ingénieurs du Québec) et la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. 

Cap sur les émotions

«L’enjeu au départ résidait dans la gestion de nos ambitions, explique Pierre-Luc Paiement. Il fallait jeter les bases de la vision future de l’agence et ce qu’on souhaitait qu’elle devienne, en étant moins axée sur les objectifs à court terme.» Un défi pour une entreprise ouverte et cotée à la Bourse. 

Leur présence renforce cette idée d'avoir sous un même toit cette communauté d'entrepreneurs qui apportent de la diversité et une ambiance dynamique à notre agence

«Il faut toujours gérer les objectifs à court terme tout en tentant qu'ils soient encore pertinents dans deux, trois ou 10 ans.»

Au fil du temps, le positionnement de l’entreprise s’est aussi précisé, pour se concentrer essentiellement sur la performance et la conversion. Au centre de cette approche se trouve l’émotion. «Le rendement d'investissement doit être déplacé sur le territoire de l’émotion et du storytelling pour amener les gens à consommer», souligne le directeur général. Qu’est-ce que la marque peut faire pour moi? Cette question doit être posée durant tout le parcours consommateur afin de favoriser, d’une part, la notoriété d’une marque, mais d’autre part, la conversion des consommateurs.

L'humain avant tout

Dans la foulée de tous ces changements, l'agence a revampé son site web pour qu'il soit adapté à sa nouvelle vision et qu'il mette davantage de l'avant son côté humain.

L'agence tente notamment de proposer des mandats sociétaux pour motiver les troupes, particulièrement intéressées par ceux-ci. «Pour tous nos clients qui ont des fondations auxquelles ils croient, nous leur offrons une banque d'heures afin de soutenir leur cause.» D'ailleurs, pour la première fois de son histoire KBS Toronto a remporté deux Lions à Cannes en 2017 pour Innocence Canada.

Malgré la croissance de l'agence en peu de temps, le directeur général estime que le nombre d'employés actuel assure une agilité donc, une plus grande présence avec les annonceurs. «De plus, nous pouvons profiter de tous les outils des plus grandes agences du réseau.»

KBS fait en effet partie du réseau MDC Partners, qui abrite sous son aile une cinquantaine d'agences. C'est en 2010 qu'Allard Johnson, fondée en 1958, s'est associée à Kirshenbaum Bond Sénécal + partenaires (kbs+p), pour ensuite devenir KBS.

 

 

Photo de couverture: André Doyon (Rodéo Production)