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Actualité médiatique: que savoir cette semaine

L'actualité média des derniers jours en rattrapage.

Une nouvelle marque pour le groupe Québecor

Parler de finances aux milléniaux à l'aide d'une nouvelle marque exclusivement en ligne: c'est l'objectif de Porte-Monnaie, nouvelle plateforme de contenu du groupe Québecor. Conçue conjointement avec la Financière Sun Life, Porte-Monnaie vivra sur le site du Journal de Montréal et aura pour objectif de «parler d’argent simplement» dans l'optique de mieux «encourager la génération Y à s’intéresser à ses finances et à les prendre en main».

Le choix de s'adresser aux milléniaux n'est pas anodin: d'abord, les «Y» occupent une place grandissante au sein de l'économie québécoise. En plus, le contenu de Porte-Monnaie sera conçu par des jeunes. Au menu, des reportages journalistiques, des infographies et autres vidéos d'influenceurs, en plus de la promesse d'être «très actif» sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter et LinkedIn).

Quant au rôle de Sun Life dans l'aventure, ce sera celui de partenaire principal de Porte-Monnaie. L'assureur commanditera une quarantaine de contenus originaux en 2018. Sun Life profitera aussi d'une présence permanente sur le site web de Porte-Monnaie. Notons qu'il s'agit de la première entreprise avec laquelle Québecor lance en partenariat une marque numérique.

YouTube met la main sur la finale de l'Association nationale de basketball

La série finale de l'Association nationale de basketball (ANB) sera offerte en vidéodiffusion en continu dès cette année sur la plateforme YouTube TV.

Cette entente fait aussi de YouTube TV un «partenaire présentateur» de la finale. Ce faisant, la signature NBA 2018 Finals presented by YouTube TV et le logo du service seront apposés sur les terrains lors de la série, de sorte qu'ils seront visibles à l'écran lors des présentations sur toutes les plateformes, câblées comme numériques.

Offerte exclusivement aux États-Unis moyennant 40$US par mois, YouTube TV propose déjà un vaste éventail de chaînes, services, séries, longs-métrages et émissions sportives, et propose surtout de la flexibilité, puisque les contenus peuvent être regardés sur un ordinateur, un téléphone intelligent, une tablette ou un téléviseur connecté.

Photo: Getty Images, YouTube TV

Soupçons de complot entre Torstar et Postmedia Network Canada

Le Bureau de la concurrence du Canada écorche Torstar et Postmedia Network Canada, dénonçant un complet consistant en un partage organisé des ventes, territoires, clients ou marchés pour la publicité et la distribution de circulaires dans certaines régions du pays sur cinq ans, rapporte la Presse canadienne.

Concrètement, le Bureau reproche, dans des documents juridiques, aux deux entreprises d'avoir négocié illégalement une entente secrète portant sur l'échange de 41 journaux, une transaction qui avait entraîné la fermeture de 36 publications. Cet accord comprenait aussi une liste secrète de près de 300 employés à être remerciés.

De leur côté, Torstar et Postmedia ne croient pas avoir enfreint la Loi sur la concurrence et assurent qu'elles coopèrent avec l'enquête.

Plus de nouvelles locales sur Facebook

Dans le cadre de mesures visant la publication de nouvelles de meilleure qualité provenant de sources sûres, Facebook a effectué une mise à jour de l'algorithme de son fil d’actualité. Ce dernier montrera ainsi en priorité des actualités provenant d'endroits d'où les gens sont connectés, c'est-à-dire où ils habitent, où ils ont vécu auparavant et où ils ont passé beaucoup de temps.

Pour les éditeurs locaux, cette nouvelle devrait permettre aux médias régionaux d'atteindre de plus vastes auditoires dans les villes à proximité.

Cette initiative, qui s’étendra désormais au Canada et au monde, avait été lancée aux États-Unis en janvier dernier. Pour l'occasion, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, avait commenté le choix de prioriser le contenu local, estimant que «les nouvelles locales aident à mieux comprendre les enjeux qui importent le plus nos communautés et qui ont un impact sur nos vies».

Pas de Cannes pour Netflix

Les productions originales de Netflix ne pourront plus tenter de remporter la prestigieuse Palme d'or du Festival de Cannes. C'est le verdict sans appel donné par Thierry Fremeaux, directeur du Festival, à The Hollywood Reporter.

Thierry Fremeaux explique que comme Netflix refuse de présenter ses films originaux dans les salles de cinéma, préférant les offrir sur sa plateforme numérique, la concurrence se retrouve déloyale. Dorénavant, tout film en lice pour la Palme d'or devra obligatoirement avoir une date de sortie en salles en France.

Précisons toutefois que Netflix pourra continuer de présenter des films au Festival de Cannes. Ils ne pourront tout simplement pas gagner de prix ni être officiellement en compétition. L'an dernier, les films Okja et The Meyerowitz Stories avaient été présentés à Cannes, mais les deux représentations avaient soulevé un tollé dans les publications spécialisées.

Dans le même ordre d'idées, le réalisateur Steven Spielberg, figure de proue à Hollywood, estime que le même sort devrait être réservé à Netflix lors de la cérémonie des Oscars, qualifiant les productions originales de Netflix des «films de télévision».

Faudrait-il nationaliser internet?

Une nouvelle étude de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (Iris) avance que c'est au Québec que les gens paient le plus cher pour l'accès aux services internet résidentiel parmi tous les pays du G7. On y apprend aussi que les Québécois doivent se contenter de technologies moins évoluées et même plus lentes que celles qu'on retrouve ailleurs au pays.

Pour corriger ce déficit, l'auteure de l'enquête, Ève-Lyne Couturier, propose une idée d'envergure: la nationalisation d'internet, un service qu'elle juge essentiel pour les citoyens afin de communiquer, s'informer et magasiner. En cette année de campagne électorale québécoise, qui sait si l'idée ne pourrait pas faire son petit bonhomme de chemin pour se transformer en débat public.