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Des agences créent un site qui propose de fausses vestes pare-balles

À la suite de la fusillade de Parkland, en Floride, qui a causé 17 morts, un groupe d’agences créatives ont mis en place le site fictif bulletproofjunior.com. Il propose de fausses vestes pare-balles pour enfants et adolescents.

En réaction aux propos du président américain Donald Trump et d'autres dirigeants, les créateurs de Bulletproof Junior espèrent, avec leur initiative, dénoncer l'armement des enseignants. Leur site internet se veut ainsi une façon de véhiculer l'idée selon laquelle les enfants ne devraient jamais craindre d'aller à l'école.

Ils ont expliqué à Adweek que même s’il s’agit d’une fausse page, leur campagne de sensibilisation est bien réelle. «Nous avons voulu tromper les gens avec ce faux site web… en espérant qu’ils constatent après coup que les dangers potentiels sont imminents», explique Harley Garner, stratège de Digitas, un des instigateurs de l'opération.

Ces préoccupations ont surgi il y a une semaine, lorsqu'un enseignant armé, du nord de la Californie, a tiré par erreur dans la classe et blessé trois étudiants.

Sur Bulletprofjunior.com, les consommateurs sont soumis à des avertissements:

«You never know where the next school shooting might be. Is your child prepared?»

Le prix des gilets pare-balles pour enfants est déterminé en fonction de fusillades qui coïncident avec leurs groupes d'âge respectif. Par exemple, le coût de la veste pour les tout-petits est 1,214,12$ soit le 14 décembre 2012, le jour de la tuerie à Sandy Hook qui a causé 28 morts, dont 20 étudiants.

Si des internautes souhaitent acheter l'un de ces gilets, ils recevront un message expliquant que les enfants n’ont pas besoin de veste pare-balles, mais plutôt de changements, de bonnes décisions et des dirigeants sensibles. Ceux qui désirent contribuer peuvent ensuite utiliser la fonction du site web pour entrer leur code postal, trouver leur sénateur local et lui envoyer un tweet demandant qu’il agisse sur le contrôle des armes à feu.

En plus d’Harley Garner, Davina Hamilton, responsable des comptes de Digitas, Chris Puma, rédacteur de Huge (New York), Jason Murray, directeur artistique de Young & Rubicam (New York), Caleb Couturie, stagiaire en rédaction de 180 (Los Angeles), Yugendu Vyas, stagiaire en direction artistique de 180 (Los Angeles), et Rudy Perez, développeur de MullenLowe Garner (Los Angeles), ont contribué à la campagne.