La référence des professionnels
des communications et du design

Aéroplan s'associe à Amazon, des assistants virtuels pour la Banque de Montréal: l'actualité économique en rattrapage

Les milles Aéroplan débarquent sur Amazon, la Banque de Montréal se dote de deux assistants virtuels, et les salaires des patrons des banques canadiennes toujours en hausse: voici les principales nouvelles économiques de la dernière semaine.

La fin des milles Aéroplan chez Esso, mais le début auprès d'Amazon 

Après Air Canada, qui a annoncé son intention de mettre un terme à son association avec les milles Aéroplan en juin 2020, et la bannière Uniprix, qui n’émet plus de milles Aéroplan depuis la fin de janvier, les stations Esso cesseront leur association avec le programme de récompenses le 31 mai prochain. Les Compagnies Loblaw ont conclu une entente avec Imperial Oil pour ajouter quelque 1800 stations-service Esso au programme de fidélité PC Optimum. Les cinq millions de membres actifs d'Aéroplan pourront cependant accumuler des milles en magasinant en ligne, sur Amazon, dès le 24 avril. Ils obtiendront au moins un mille Aéroplan par dollar d'achat. 

Des assistants virtuels pour la Banque de Montréal 

À l'ère où les consommateurs utilisent toujours plus les plateformes mobiles pour effectuer leurs opérations bancaires, la Banque de Montréal lance deux assistants virtuels (chatbots), sur Facebook Messenger et Twitter, rapportait la Presse canadienne dans le quotidien montréalais Le Devoir. L’assistant virtuel pour Facebook a été développé en partenariat avec la firme vancouvéroise Finn.ai, et celui de Twitter, avec la société torontoise Massively. En octobre dernier, ATB Financial, entreprise de Calgary, dévoilait son assistant bancaire virtuel aussi en collaboration avec Finn.ai, alors que la Banque TD annonçait une entente avec la firme Kasisto, pour intégrer son assistant virtuel à son application mobile. Ces chatbots vont explorer les possibilités qu’offre l’intelligence artificielle en matière de service à la clientèle, afin de fournir des réponses aux questions les plus fréquemment posées par les clients. 

Les patrons des banques canadiennes, toujours plus payés

Toujours selon la Presse canadienne, les grands patrons des cinq premières banques au pays ont vu leur rémunération augmenter de 7% par rapport à l’exercice financier de 2016, totalisant environ 53,6 millions$ pendant la période de 12 mois ayant pris fin le 31 octobre 2017. Ainsi, le chef de la direction de la Banque TD, Bharat Masrani, a vu sa rémunération totale directe bondir de 20%, à 10,85 millions$, Dave McKay, de la Banque Royale, a obtenu un salaire de 12,43 millions$, en hausse de 7,9 %, Brian Porter, de la Banque Scotia, a atteint 10,86 millions$, soit une croissance de 7,4 % par rapport à 2016, Bill Downe, de la Banque de Montréal retraité depuis le 31 octobre dernier, a reçu un salaire de 10,5 millions$, avec une légère baisse de 1%, et Victor Dodig, de la Banque CIBC, a obtenu 8,94 millions$ en rémunération totale et directe, soit 1,7% de plus qu'en 2016. 

Considérable excédent budgétaire pour le gouvernement québécois

«Les finances publiques ont bénéficié en 2017 d’une vigueur économique plus forte que lors des années précédentes», expliquait François Desjardins, du journal Le Devoir. Québec a dégagé un excédent de 4,4 milliards$ au cours des huit premiers mois de l’exercice budgétaire 2017-2018, selon les plus récentes données du ministère des Finances. En soustrayant un montant de 1,5 milliard$ versé au Fonds des générations, le solde s'installe à 2,9 milliards$. La croissance du produit intérieur brut a atteint 3,2%, dans un rythme deux fois plus rapide que celui de 1,7% observé en 2016. Résultat: l’impôt des sociétés versé au gouvernement québécois a grimpé de près de 14% au cours des huit premiers mois de 2017-2018, comparativement à l’année précédente, selon le Rapport mensuel des opérations financières. Les taxes prélevées par Québec ont aussi augmenté de 7,1%. 

Juste pour rire passe aux mains des Américains

Après 12 jours de «réflexion», pour renchérir sur l'offre d'ICM Partners, Québecor Média s’est finalement désistée. Juste pour rire (JPR) sera ainsi vendu au groupe américain, a confirmé l'entreprise fondée en 1983. Le montant de la transaction, qui s’élève à plusieurs dizaines de millions de dollars, n’a pas été révélé. ICM est une des plus grandes agences de «talent» et de littérature du monde, avec des bureaux à New York, Los Angeles et Londres. Elle représente des talents créatifs et techniques dans le cinéma, la télévision, les livres, la musique, la performance en direct, le divertissement de marque et les nouveaux médias. 

Vidéotron, filiale de Québecor Média, a néanmoins annoncé une entente de partenariat avec le Grand Montréal comédie fest, pour la première édition de son festival d'humour qui se tiendra en juillet prochain, à titre de «partenaire fondateur». 

La fin pour les boissons énergisantes sucrées à forte teneur en alcool?

Dans la foulée de l'affaire Athena Gervais, la Société des alcools du Québec (Saq) n'a toujours pas décidé si elle acceptera de vendre des boissons énergisantes sucrées à forte teneur en alcool dans ses succursales, selon la Presse canadienne. Une décision négative annoncerait donc la disparition de ces produits à 7% d'alcool et plus sur le marché québécois, le gouvernement ayant décidé d'interdire leur vente dans les épiceries et dépanneurs selon une mesure qui entrera en vigueur après l’adoption du projet de loi, d’ici la fin de la session parlementaire en juin. Québec a donné carte blanche au président et chef de la direction de la Saq, Alain Brunet, dans ce dossier. 

L'Oréal achète ModiFace

Le conglomérat français des cosmétiques L'Oréal met la main sur ModiFace, une société torontoise spécialisée dans la réalité augmentée et l'intelligence artificielle permettant aux consommateurs d'essayer des produits de beauté ou de faire des diagnostics de peau avec leurs appareils mobiles. ModiFace fera ainsi partie du réseau Digital Services Factory, de L'Oréal, qui se consacre à la conception et au développement de nouveaux services numériques pour les 34 marques du groupe. 

Le titre de Facebook en chute

Facebook a «suspendu» Cambridge Analytica, une entreprise d'analyse de données ayant travaillé pour plusieurs campagnes politiques mondiales, à commencer par celle du milliardaire américain Donald Trump, dans la course à la Maison-Blanche en 2016. D'après une enquête réalisée par le quotidien New York Times et The Observer, édition dominicale du journal britannique The Guardian, Cambridge aurait récupéré, sans leur consentement, les renseignements personnels de 50 millions d'utilisateurs, puis s'en serait servi pour élaborer un logiciel permettant de prédire et d'influencer le vote des électeurs. Dans la foulée de cette affaire, le titre de Facebook a chuté de plus de 8% le 19 mars, à Wall Street. La société privée de communication stratégique et d'analyse de données liée au Parti républicain américain affirme disposer d'information «sur plus de 230 millions d'électeurs américains».