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Hopper, budget fédéral, équité en entreprise: l'actualité économique en rattrapage

Infopresse sélectionne les nouvelles économiques de la dernière semaine qui influencent l'industrie des communications et du marketing. 

Hopper, une des entreprises les plus mondialement innovantes

Le magazine d'affaires américain, Fast Company vient de dévoiler son palmarès des entreprises les plus mondialement innovantes. La société montréalaise Hopper, plateforme de réservation de vols forte de son utilisation de l'apprentissage automatique, figure au 33e rang de l'édition 2018. Par l'entremise d'algorithmes et de l'analyse de données, l'entreprise en démarrage dont le siège social se trouve désormais à Cambridge, au Massachusetts, prétend être capable de connaître le prix des billets d'avion jusqu'à un an à l'avance, avec une précision de 95%. Sans surprise, Apple, Netflix et Amazon trônent au sommet du classement composé de 50 sociétés.  

Des appareils musicaux pour Spotify?

Le quotidien britannique The Guardian aurait découvert une offre d'emploi pour un spécialiste des produits électroniques affichée par Spotify, qui figure d'ailleurs au neuvième rang du palmarès de Fast Company. Selon les hypothèses, le service musical européen lancerait une série d'embauches en vue de fabriquer des appareils musicaux rivalisant avec Apple, Google et Sonos, expliquait Les Affaires, le 21 février. «Une enceinte connectée serait un premier pas logique vers la création d'un écosystème complet signé Spotify, qui pourrait également y intégrer un assistant vocal.»

Un gain boursier important pour la Caisse de dépôt 

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a réalisé en 2017 sa meilleure performance en quatre ans, avec un rendement de 9,3%. Malgré ce bénéfice, elle estime que les marchés demeurent plus fragiles selon son président et chef de la direction, Michael Sabia, rapportait la Presse canadienne. «Les gains boursiers des dernières années sont davantage attribuables aux prévisions plutôt qu'aux résultats concrets des entreprises, ce qui peut rendre les marchés plus vulnérables à une hausse inattendue des taux d'intérêt ou des risques géopolitiques.» N'empêche, le portefeuille plus «résilient» de la CDPQ permettrait aux Québécois de se prévaloir d'un éventuel renversement des tendances boursières à la baisse. 

Un budget fédéral «espéré»

* Alors que le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, dévoilera son troisième budget le 27 février, Québec espère qu'Ottawa corrigera le tir quant au traitement fiscal «complaisant» réservé aux géants américains du web, a expliqué au quotidien montréalais Le Devoir la ministre québécoise de la Culture, Marie Montpetit. Le dossier Netflix s'avère un différend important entre les deux paliers gouvernementaux, alors que le gouvernement Couillard annonçait en novembre dernier que petits et grands joueurs du numérique sans présence physique au Québec «seront assujettis à la taxe de vente du Québec». L’argument officiel d’Ottawa sur l'obligation de percevoir des taxes à la consommation sur ce type de services demeure: «le fédéral n'augmentera pas le fardeau fiscal de la classe moyenne.»

* Le dossier Netflix ne constitue toutefois pas le seul élément attendu dans le prochain budget fédéral. L'égalité des chances entre hommes et femmes dans la sphère économique, qui a d'ailleurs constitué l'essentiel du message livré par le premier ministre Justin Trudeau lors de son discours au Forum économique mondial de Davos, la taille du déficit et le plan d'aide aux médias écrits seront également au menu, selon le journal montréalais La Presse. Et après avoir annoncé des investissements pouvant atteindre 950 millions$ pour la création de cinq supergrappes canadiennes en innovation technologique, le gouvernement Trudeau entend annoncer des investissements dans la recherche fondamentale. 

L'équité en entreprise: vers une meilleure performance

* Dans le cadre de la conférence L’ACT sur l’équité entre hommes et femmes, le 21 février dernier, Sophie Brochu, présidente d’Energir, Alexandre Taillefer, associé principal de XPND Capital, Manon Brouillette, présidente et chef de la direction de Vidéotron, Louise Richer, directrice générale et fondatrice de l’École nationale de l’humour, et Pierre Laporte, président de Deloitte Québec, ont tour à tour avoué avoir pris conscience de leurs propres idées préconçues au cours des dernières semaines, en participant au Projet invisible proposé par L’actualité, favorisant l’essor des femmes en affaires. Les cinq chefs d'entreprises soutiennent fermement que «si les femmes peinent à décrocher des postes de direction dans les entreprises, c’est en partie parce que les patrons ont des préjugés qui les désavantagent». 

* Selon une étude internationale menée par la firme-conseil Sodexo auprès de 50 000 personnes dans une soixantaine de pays, les meilleures performances en entreprises proviennent d’une parité hommes-femmes se situant de 40 à 60% au sein d'une équipe de gestion, rapportait le quotidien montréalais Le Devoir. Cinq indicateurs de performance ont été retenus: engagement des collaborateurs et leur rétention, taux de rétention de la clientèle, sécurité sur le site et, sous l’angle financier, marge opérationnelle». Cette parité entraînerait des gains de performance à tous les niveaux de la gestion, tant qualitative que de nature financière. 

La fin pour Weinstein Company

Plusieurs médias américains ont rapporté que Weinstein Company, fondée par Harvey Weinstein et son frère Robert, allait se déclarer en faillite, selon l'Agence France-Presse. «Le conseil d'administration n'a pas d'autre choix que d'adopter la seule option viable pour maximiser la valeur restante de l'entreprise: un processus de mise en faillite ordonné.» Rappelons que le studio se trouve dans la tourmente depuis les soupçons d'abus sexuels soulevés en octobre contre Harvey Weinstein. 

Le coût de la cybercriminalité

Toujours selon l'Agence France-Presse, la cybercriminalité coûterait au bas mot, 600 milliards$ par année dans le monde. Et ce chiffre serait en augmentation, l’activité criminelle étant plus efficace, moins risquée et plus rentable que jamais, notamment en raison de la compétence grandissante des pirates et de l’essor des cryptomonnaies. Le vol de propriété intellectuelle a représenté environ un quart du coût total de la cybercriminalité, en 2017.