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Gucci ou comment l'ironie peut se retourner contre soi

À la chronique Bêtes de pub cette semaine, Arnaud Granata, éditeur d'Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Canada, discutent d'une campagne de Gucci inspirée des soulèvements anticapitalistes de mai 1968. 

Gucci a présenté sa nouvelle collection empreinte de références à la révolte étudiante parisienne de mai 1968. Avec son lancement de la sorte, la marque italienne de luxe voulait établir un parallèle entre ces événements et la révolution dans la mode. 

Arnaud Granata

Infopresse

Arnaud Granta note «qu'il y a quelque chose d’étonnant avec cette révolution-là, qui rejoint de nombreuses marques, notamment Pepsi avec Kendall Jenner et, plus récemment, Diesel. Ces marques de luxe ou de grande consommation essaient de trouver une cause parfois un peu absurde en voulant passer un message.»

Le directeur artistique de la marque, Alessandro Michele, dit avoir voulu porter un regard ironique sur la consommation. Cette approche lui a toutefois valu plusieurs critiques qui soulignaient la contradiction entre le message anticapitaliste et le prix de ses vestes en jeans qui se vendent à plusieurs centaines de dollars. 

Stéphane Mailhiot

havas

Gucci a néanmoins, selon Arnaud Granata, gagné son pari avec un coup de pub qui suscite des remous.  

 

Aussi au programme cette semaine: Emma Gonzalez à la tête du mouvement #neveragain, dénonçant les lois trop souples sur les armes à feu aux États-Unis, la crise entourant le groupe canadien Hedley à la suite d'allégations d'inconduite sexuelle, et une possible disparition future des applications pour appareils intelligents. 

Retrouvez l’intégralité de la chronique Bêtes de pub, diffusée le jeudi à l’émission Médium large de Radio-Canada Première.