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Les cotes d'écoute dans le tordeur

L'équipe de Dans les médias s'est intéressée, le 1er février, à l'obsession des cotes d'écoute au Québec.

Si les journalistes spécialisés et les manchettes des quotidiens font une obsession des cotes d'écoute, peu de téléspectateurs comprennent réellement leur poids et encore moins savent vraiment comment elles sont déterminées. L'équipe de Dans les médias s'est penchée sur la question avec l'invité de la semaine, l'animateur et producteur Jean-Philippe Dion.

Comment ça marche?

arnaud granata

 

«Guerre. Lutte. Affrontement. Ça joue dur. C'est féroce. Le langage qui entoure les cotes d'écoute est à mi-chemin entre le vocabulaire guerrier et le langage animalier, s'est étonné d'entrée de jeu Arnaud Granata. Et tout le monde vise le million. C'est le Saint-Graal en télé, il faut faire ce million, sinon, on est presque rien.»

Si les cotes d'écoute ont une importance démesurée pour les producteurs et les diffuseurs, la méthode employée pour les mesurer est «relativement archaïque», même si elle tend à être modernisée. «Un audimètre électronique est installé dans 900 foyers du Québec, dont 500 à Montréal. On estime qu'un foyer représente 2,2 personnes, donc on multiplie et l'on obtient un échantillon représentatif de 2000 Québécois.

«Donc, c'est sur 2000 personnes que reposent des dizaines, voire des centaines de millions de dollars d'investissements chaque année», renchérit Raed Hammoud.

Jean-philippe dion

 

«On reçoit deux chiffres, explique Jean-Philippe Dion. D'abord, les cotes d'écoute préliminaires, puis les révisées. Souvent, le premier nous déçoit un peu, mais quand on reçoit le second, il est plus intéressant.» C'est que les cotes révisées procurent une meilleure estimation des cotes réelles, car les visionnements subséquents à la date de diffusion (sur une période de sept jours) y sont inclus. Les habitudes d'écoute télévisuelles des Québécois étant en plein changement, il va sans dire que cette statistique est plus près de la réalité que celle ne portant que sur la date de présentation d'une émission.

Ça intéresse qui?

«La question que je me pose c'est: outre les diffuseurs, les producteurs et les publicitaires, ça intéresse qui? s'interroge Arnaud Granata. Est-ce que ça intéresse vraiment le public?»

Pour Jean-Philippe Dion, les gens ont un intérêt pour la question. «Ils m'en parlent. On se dit souvent, dans l'industrie, que ça n'intéresse personne. Mais parce que beaucoup de journalistes en font une obsession, ça crée un intérêt et c'est donc quelque chose dont ils nous parlent.»

Aussi au programme de cet épisode: entrevue avec l'animateur et producteur Jean-Philippe Dion, la publicité engagée au Super Bowl et la représentation des musulmans dans les médias québécois.

Retrouvez ici l'intégralité de Dans les médias, diffusée le jeudi à 21h à Télé-Québec. Vous pouvez aussi suivre l'émission sur Facebook, Instagram et Twitter