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Diesel implante un magasin éphémère d’imitations

Cette semaine à la chronique Bêtes de pub, Arnaud Granata, éditeur d’Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Montréal, présentent une initiative de la marque Diesel, qui a réalisé un concept marketing conçu par Publicis New York et Publicis Italie, soit l'implantation d'un magasin proposant des produits comportant des coquilles intentionnelles. 

Le magasin éphémère proposait des vêtements avec le logo «Deisel» dans un cadre conforme à la rue Canal Street de New York, célèbre pour la vente de biens de contrefaçon: affiches de jeans deux pour un et boîtes remplies de chandails encore emballés.

PHoto: publicis italie

 

Stéphane Mailhiot soulève que cette initiative s’inscrit dans le positionnement de Diesel, qui mise sur l'acceptation des imperfections. Il s'agit d’ailleurs d'un prolongement de sa campagne publicitaire de septembre 2017.

Stéphane Mailhiot

Havas

D’autre part, elle vise le problème de la contrefaçon en croissance dans le monde. En effet, l'Organisation de coopération et de développement économiques évaluait à 461 milliards$US la valeur des biens de contrefaçon vendus sur la planète en 2013, ce qui représentait 2,5% des importations mondiales*.

La collection, qui ne comprenait que 1000 articles, s’est vite écoulée après l'annonce que le magasin était authentique. Le directeur du marketing de Diesel, Dario Gargiulo, a noté qu’un faux coton ouaté «Deisel» vendu au détail à 60$ dans le magasin provisoire avait été revendu 500$ par la suite.

Cette offensive montre que Diesel peut atteindre une nouvelle génération de consommateurs avide de produits exclusifs et d’expériences différentes.

Arnaud Granata 

Infopresse

Aussi au programme cette semaine: la crise de Desjardins assurance et l'histoire de Samuel Archibald propulsée par les réseaux sociaux, une série web faisant office de campagne publicitaire de l'Ordre des infirmiers et des infirmières du Québec et le «secret de Laurence», un concept échappe-toi pour sensibiliser à l'alcoolisme féminin. 

Retrouvez l’intégralité de la chronique Bêtes de pub, diffusée le jeudi à l’émission Médium large de Radio-Canada Première.

 

 

 

*Industry and entrepreneurship, Global trade in fake goods worth nearly half a trillion dollars a year - OECD & EUIPO. (n.d.). Retrouvé le 15 février 2018, http://www.oecd.org/industry/global-trade-in-fake-goods-worth-nearly-half-a-trillion-dollars-a-year.htm