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La campagne préélectorale est officiellement lancée au Québec

Cette semaine à la chronique Bêtes de pub, Arnaud Granata, éditeur d’Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Montréal, ont décortiqué trois signes que la campagne préélectorale est bien en cours.

À leur chronique Bêtes de pub cette semaine, Arnaud Granata, président et éditeur d'Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Montréal, reviennent sur trois initiatives qui prouvent que les partis politiques du Québec sont bel et bien en mode préélectoral.

Un nouveau logo pour Québec solidaire

Le 28 janvier, Québec solidaire (QS) a dévoilé son nouveau logo ainsi qu'une vidéo sur YouTube dans laquelle des citoyens portent des chandails arborant des éléments du nouveau langage graphique du parti.

S'il juge le nouveau logo meilleur que l'ancien, Stéphane Mailhiot estime qu'il s'éloigne tout de même de l'intention originale du parti. «On dirait qu'on s'est éloigné de l'objectif d'origine, c'est-à-dire changer le logo pour montrer qu'on avait une fusion réelle avec Option nationale, que ce n'était pas juste QS qui avait aggloméré cette formation.»

Arnaud Granata a pour sa part évoqué les propos du graphiste et directeur artistique Olivier Bruel: «Le résultat satisfait tout le monde, mais n'enthousiasme personne.»

Du mouvement au Parti québécois

Le Parti québécois (PQ) a récemment dévoilé une publicité marquée du slogan «L'État: au régime ou au gym?». Aussi assortie d'une vidéo, l'offensive veut lancer une discussion sur le rôle de l'État dans la vie des Québécois.

Le PQ axe son positionnement sur celui d'un État plus fort. «La vidéo dénonce ceux qui veulent affaiblir l'État sans le nommer. Le positionnement est distinctif», explique Stéphane Mailhiot. Dans sa publicité, réalisée par Upperkut – agence derrière la publicité L'homme de la situation de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, le PQ annonce donc déjà ses couleurs en axant sa stratégie sur cet enjeu.

Toutefois, pour Stéphane Mailhiot, le meilleur coup du parti reste la nomination de Véronique Hivon à titre de vice-chef. «Il se sert d'elle à un moment parfait parce que s'il était tentant pour certains de tenter de remplacer son chef, il devient beaucoup moins confortable de faire la même chose avec Mme Hivon, jeune, populaire et qui a une bonne frange du parti derrière elle.»

Aussi au programme: une campagne pour la prévention du suicide particulièrement efficace, le lancement des publicités préolympiques et les mauvaises traductions du Fonds Telus. Vous pouvez retrouver l'intégralité de la chronique Bêtes de pub sur le site de Radio-Canada Première

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