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Kabane et Kap sont maintenant en voiture ensemble

Les agences Kabane et Kap ont récemment fusionné, dévoilant un modèle d'affaires axé sur l'accompagnement des marques. Cette association a aussi permis à la nouvelle entreprise de tripler son nombre d'employés et d'ouvrir un bureau à Montréal. 

Fondée en 2009, Kabane s'est d'abord fait connaître comme une agence de branding axée sur l'idéation des marques. De fil en aiguille, elle s'est mise à développer différentes expertises à l'interne. Cependant, toute la partie numérique des projets était exécutée par une petite société du nom de Kap, aussi voisine de ses bureaux à Québec.

simon litalien

kabane

Sous la direction de Thomas Picos, la jeune agence de stratèges numériques est passée d'une à sept personnes durant ses deux premières années. «C'était un peu exceptionnel de déléguer un service professionnel à l'externe, se souvient Simon Litalien. C'est à ce moment que l'idée de fusion s'est amorcée.»

Nouveau modèle d'affaires

Si la nouvelle entité a conservé le nom initial de Kabane, Simon Litalien précise que l'objectif n'était pas d'avaler une compagnie. «Lorsque la fusion s'est réalisée, l'on a décidé d'installer les deux équipes côte à côte. Toutefois, dans les faits, nous avons complètement redéfini notre modèle d'affaires.»  

«Notre plan de développement pour 2018 est assez structuré. mais, en même temps, l'on aime saisir toutes sortes d'occasions.»

Alors que la mission de Kabane est de concevoir des marques, l'important pour les deux nouveaux coprésidents est de le faire en collaboration avec les entreprises. Selon eux, cette façon de procéder permet de briser les murs entre les annonceurs et l'agence dans un monde où les contrats se mesurent de plus en plus en nombre de campagnes. «Aujourd'hui, la pub ne se fait plus de cette façon, fait remarquer Simon Litalien. Les marques sont maintenant en constante communication avec les agences. Chez nous, on n'utilise même plus le mot "campagne".»

Saisir les occasions

Selon Thomas Picos, qui a quitté la France avec sa famille pour lancer une filiale de Kap au Québec, l'association a été possible parce que les membres concernés sont des saisisseurs d'occasions. «Dès qu'une se présente à nous, on la calcule, évidemment, mais notre motivation est surtout de la saisir.»

thomas picos

kabane

D'ailleurs, la nouvelle image de marque a été conçue autour de la notion de voyage, que ce soit dans le processus d'accompagnement des clients de l'agence ou le cheminement des employés. «On amorce beaucoup de contrats avec nos clients alors qu'on sait que dans trois mois, on voudra tout redéfinir», explique Simon Litalien.

Suivant cette logique de voyage, les employés sont aussi encouragés à grandir au sein de l'organisation. «Lorsqu'on embauche, on regarde beaucoup plus l'attitude que les aptitudes du moment, intervient Thomas Picos. C'est plutôt rare de nos jours, mais on parle de carrière chez Kabane. Ici, il n'y a presque pas de roulement.»

En voiture jusqu'à Montréal

«On a complètement redéfini notre modèle d'affaires.»

Parlant d'occasions, celle de Montréal était irrésistible pour satisfaire les aspirations de la nouvelle société, qui a récemment élu domicile sur le boulevard Saint-Laurent. Alors que cinq employés occupent les bureaux montréalais, les deux coprésidents admettent que cette décision permettra de se rapprocher de certaines grandes marques et de faire plus de démarchage. 

«Notre plan de développement pour 2018 est assez structuré, mais, en même temps, l'on aime saisir toutes sortes d'occasions. Ouvrir un bureau à Montréal en était une, soutient Simon Litalien. Nos objectifs pour la prochaine année passeront par l'acquisition de nouveaux comptes. On a la prétention de croire qu'on sera une des agences principales au Québec dans les prochaines années.»