La référence des professionnels
des communications et du design

Les employés de CIBL s'unissent pour sauver l'antenne

À peine deux jours après l'annonce de leur mise à pied, les 13 employés de la station radiophonique communautaire montréalaise CIBL se mobilisent afin d’éviter sa fermeture définitive.     

La missive est claire: «CIBL ne fermera pas», peut-on lire dans la lettre publiée lundi et signée par les 13 employés de «l’une des rares antennes encore libres de toute pression éditoriale». Le 101,5 FM ne diffusera aucune émission sur ses ondes, jusqu’à nouvel ordre.

Les employés stipulent qu’ils portent la station «à bout de bras et à salaire réduit depuis des lustres», le personnel se voyant constamment réduit depuis quelques années. «Nous lançons donc un appel à l’implication pour permettre à CIBL de rebondir et d’entamer un virage numérique essentiel qui n’a jamais été effectué», écrivent-ils.

CIBL, qui a quitté le secteur Hochelaga-Maisonneuve en 2012 pour s'installer dans le Quartier des spectacles, soufflera bientôt ses 38 bougies. Ce déménagement aurait grandement «alourdi les charges de l’entreprise», indiquait le journal montréalais Le Devoir, le 6 janvier dernier.

Divers chroniqueurs, animateurs, journalistes et autres personnalités publiques œuvrant aujourd’hui dans l’univers médiatique québécois ont fait leur classe à ce micro, dont les membres du groupe Rock et Belles Oreilles, Marie-France Bazzo, Jean-René Dufort et Catherine Éthier, entre autres.

 «Il s’agit d’une démarche collective pour sauvegarder une institution dont la valeur est inestimable, soutiennent les employés de la station. Nous ne visons d’aucune façon à préserver nos emplois individuels.»

Au début de décembre, la ministre québécoise de la Culture et des Communications, Marie Montpetit, présentait son plan d’action et une enveloppe de 36,4 millions$, pour aider la presse d’information pendant sa phase de transition vers le numérique. Le tout comportait notamment 5,2 millions$ offerts aux médias communautaires.

Plusieurs postes sont également à pourvoir, dont la direction générale, délaissée par Arnaud Larsonneur au début de décembre. La majorité des postes au conseil d’administration sont aussi ouverts. Il est possible de s'engager comme bénévole, de participer au rayonnement de la station sur les réseaux sociaux et de soutenir les éventuelles opérations de financement.