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Les milléniaux optent pour des vacances qui donneront de belles photos

Cette semaine à la chronique Bêtes de pub, Arnaud Granata, éditeur d’Infopresse, et Stéphane Mailhiot, vice-président, stratégie, de Havas Montréal, dressent le portrait de la prochaine année en quelques prédictions à surveiller. 

arnaud granata

infopresse

Parmi les prédictions pour 2018, Arnaud Granata cite une étude menée par le site de voyage Expédia sur les habitudes de voyage des 18-34 ans. 

Relayée par le quotidien The Independant, elle révèle entre autres que le critère numéro un pour le choix d'une destination vacances pour les deux tiers des participants est l'«instagrammabilité» du lieu convoité. 

La capacité à prendre de belles photos et à les partager sur les médias sociaux devance les perspectives culturelles, les festivités proposées ou le prix de l'alcool. 

«Cette donnée est particulièrement intéressante, affirme Arnaud Granata. Les marques et entreprises créent de plus en plus des univers d'expérience pour que les consommateurs puissent s'y mettre en scène. Par exemple, pensons à l'événement C2MTL, qui permet de travailler dans une piscine remplie de ballons ou de se suspendre dans les airs pour pouvoir relayer les images sur Instagram.»

Alors que de plus en plus de nouveaux cafés et de restaurants misent sur l'expérience visuelle, bon nombre de médias se prêtent au jeu en dressant des listes des endroits les plus «instagrammables» à visiter. 

stéphane mailhiot

havas

L'enquête dévoile aussi que 20% des milléniaux interrogés ont déjà éprouvé une grande déception en découvrant les lieux de leurs vacances. Cette donnée s'explique peut-être par le fait que les marques traitent de plus en plus avec des influenceurs, payés pour prendre des photos promotionnelles, puis les retoucher et les diffuser sur leurs médias sociaux. L'écart entre ce qu'on consomme sur Instagram, par exemple, et la réalité peut engendrer quelques désillusions chez les consommateurs. 

Pour les marques, explique Stéphane Mailhiot, chaque individu est devenu une publicité pour le produit qu'il consomme. «C'est pour cette raison que les offices de tourisme, musées, restaurants et cafés doivent s'adapter en créant des zones propices à Instagram. Ils doivent s'assurer que des endroits sont conçus pour produire de belles images. De cette façon, les consommateurs deviennent littéralement des campagnes de pub pour la destination, l'exposition ou le restaurant qu'ils fréquentent.»

Aussi au programme cette semaine: une année charnière pour Facebook, les tendances technologiques de 2018 et le commerce axé sur les données. 

Retrouvez l’intégralité de la chronique «Bêtes de pub», diffusée le jeudi à l’émission Médium large de Radio-Canada Première.