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Les excuses de Mark Zuckerberg ou comment «sauver» Facebook

Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, se lance un défi personnel pour la nouvelle année, une résolution qui s’apparente davantage à un repentir, citant au passage les nombreux «faux pas» commis par le réseau social en 2017. 

«Le monde est anxieux et divisé, et Facebook a beaucoup de travail à accomplir, qu'il s'agisse de protéger notre communauté contre les abus et la haine, de se défendre contre les interférences de certains États ou de s'assurer que le temps passé sur Facebook soit bien investi», a publié Mark Zuckerberg sur sa page.

Facebook s’est souvent retrouvé dans l’eau chaude en 2017 pour la diffusion de contenu «problématique», notamment accusé d’avoir communiqué des publicités financées par la Russie, de 2015 à 2017, dans la dernière campagne électorale américaine. Appels à la haine, apologie du terrorisme et fausses informations figurent également sur la feuille de route de l’entreprise.

«Mon défi personnel pour 2018 est de se concentrer sur la résolution de ces problèmes importants, ajoute Mark Zuckerberg. Nous ne pouvons empêcher tous les erreurs ou abus, mais nous commettons actuellement trop de fautes pour appliquer nos politiques et empêcher l'utilisation abusive de nos outils.»

«Donner le pouvoir aux gens»

Le réseau social dit fermer en moyenne un million de comptes par jour pour violation de règles communautaires. Il compte actuellement deux milliards d’utilisateurs. 

«Un des éléments centraux de la mission de Facebook est de donner le pouvoir aux gens, écrit Mark Zuckerberg. Dans les années 90 et 2000, la population croyait que la technologie serait une force décentralisatrice. Mais aujourd'hui, une grande partie d’entre elle a perdu la foi en cette promesse. Avec l'émergence d'un petit nombre de grandes entreprises technologiques, ainsi que l’utilisation de la technologie par les gouvernements pour la surveillance des citoyens, beaucoup de gens croient désormais qu’elle tend plutôt à centraliser le pouvoir.»

À la suite de l'affaire des fausses publicités financées par la Russie, le fondateur de Facebook avait proposé l'embauche de 1000 personnes supplémentaires afin de renforcer l’équipe de vérification du contenu de la pub, mais aussi du contexte dans lequel elles sont achetées et où elles sont publiées. Il avait annoncé en mai dernier la mise sur pied d'un groupe de 3000 modérateurs pour ces mêmes vérifications.