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11 résolutions pour faire briller l'industrie en 2018

Le passage vers une nouvelle année s'avère l'occasion de dresser des bilans et de se remettre en question. Infopresse en profite pour demander à des professionnels des communications et du marketing comment ils comptent faire rayonner l'industrie en 2018. 

Du jargon marketing qui peut porter à confusion à davantage de collaborations et de sessions d'échange en face à face en passant par plus de diversité, les aspirations des professionnels ratissent larges. Voici quelques souhaits pour la prochaine année. 

xavier blais

rethink

«Je nous souhaite moins de Creative Catalysts, de Brand Engineers™, de chefs de la disruption, de Gourous de l'"earned", de Ninjas des médias et plus de jeunes talents de tous acabits prêts à se relever les manches pour produire des trucs le fun.»
-Xavier Blais, concepteur-rédacteur de Rethink 

«J’ai trois vœux. Je nous souhaite de slacker sur le jargon marketing et les suranalyses qui apportent parfois plus de confusion que d’inspiration. Profondeur et clairvoyance ne devraient pas rimer avec lourdeur et somnolence. Je nous invite aussi à nous voir et à parler plus souvent entre partenaires et collaborateurs: moins de courriels et plus de face à face pour mieux bâtir complicité et confiance. Finalement, je nous souhaite plus de proximité avec la relève. Soyons proactifs pour dénicher les jeunes talents, n’attendons pas qu’ils lèvent la main. Donnons-leur le goût de nous trouver.»
-Pascal Routhier, directeur de la stratégie de Rethink

«Je nous souhaite moins de grandes généralités et de mots fourre-tout: milléniaux, contenu, social, engagement. Ou pire, tous ensemble: «il nous faut une stratégie de contenu social pour engager les milléniaux». Je nous souhaite plus de parti pris, plus de précision. Je nous souhaite d’optimiser nos efforts et de nous questionner sur la réelle valeur ajoutée de ce qu’on déploie, surtout sur les plateformes sociales. Est-ce réellement thumb-stopping?»
-Alexe Dupont, chargée de compte de Rethink

guillaume mathieu

tam-tam\TBWA

«Il faut arrêter de prétendre que nous détenons la science infuse. Je prône la collaboration étroite avec les annonceurs: nous sommes les experts en communication-marketing, ils sont des experts dans leur industrie. Il faut cesser de travailler seuls dans notre coin, de la réception du brief à la présentation créative. Tout le monde gagnerait à adopter une méthode de travail plus agile, à inclure les annonceurs dans nos réflexions et à privilégier les sessions d’échange et de travail. L'annonceur n’a pas réellement besoin d'un "show de boucane" pendant une présentation: il veut de vraies idées, pertinentes à sa réalité d’affaires.»
-Guillaume Mathieu, directeur de la planification stratégique de Tam-Tam\TBWA

«En 2018, plus que jamais, la publicité intéressera encore moins les gens. Personne n'a vraiment envie de voir des bannières publicitaires envahir son "feed" personnel sur les réseaux sociaux. En tant que créatifs, nous vivons le paradoxe d'essayer de passer les annonces en prévisionnement qui apparaissent pendant que nous sommes nous-mêmes en pleine recherche d'inspiration sur YouTube afin de concevoir des annonces en prévisionnement pour nos clients. Mon espoir pour 2018 est que marques et agences se concentrent à concevoir des choses qui intéressent vraiment les gens. Arrêtons de bombarder les consommateurs de messages qu'ils vont oublier ou de promos qu'ils ne demandaient même pas, essayons d'apporter de la valeur dans leur expérience en ligne. Après tout, le meilleur de la publicité n'est souvent pas de la publicité.»
-Dave Roberts, directeur de création de CloudRaker

«JE VOUDRAIS DÉCLARER 2018 L'ANNÉE DE LA TRANSPARENCE. SOYONS COMPLÈTEMENT TRANSPARENTS AVEC NOS CLIENTS SUR TOUTES NOS TRANSACTIONS MÉDIAS.»

«Aux États-Unis, un sondage Gallup qui classait les professions perçues comme honnêtes et éthiques a placé les publicitaires un peu plus bas que les sénateurs et juste un peu plus haut que les vendeurs d'assurance et de voitures (en d'autres termes, pas si dignes de confiance!). En 2017, la fraude à la publicité dans les médias numériques, et les pratiques financières douteuses de quelques-uns, ont renforcé les perceptions négatives de notre industrie. Je voudrais déclarer 2018 l'année de la transparence. Soyons complètement transparents avec nos clients sur toutes nos transactions médias.»
-Leslie Krueger, directrice générale et directrice générale médias de CloudRaker (Toronto)

«Notre industrie aura besoin en 2018 de se renouveler plus vite pour mieux accompagner les annonceurs dans leurs enjeux d'affaires. Cela va passer par repenser nos méthodes de travail, faire évoluer nos procédures et nos outils, remettre en question nos structures organisationnelles et, au coeur de ce changement, favoriser la collaboration. Je souhaite soutenir toutes les initiatives qui aideront au développement d'un travail plus collaboratif entre annonceurs, agences et partenaires.»
-Mai lan Nguyen Duy, directrice générale de CloudRaker (Montréal)

«Mon arrière-grand-père disait toujours que pour sortir une vraie bonne campagne, ça prenait plus que des buzzwords. Bon, ce n’est pas tout à fait vrai, il était brocanteur. Mais faire bon usage de la créativité et de la technologie en faisant attention de ne pas créer des patentes à gosse, ça me semble un bon début. Ça et bannir le mot «storytelling» des réunions.»
-Alexandre Émond-Turcotte, chef de groupe, création, de Brad

CHARLOTTE LAFRANCE

BRAD

«Ce que j'aime le plus dans l'industrie dans laquelle nous oeuvrons, c'est cette occasion de travailler avec autant de personnes de talent qui, par leur humour, leur âge, leurs passions, leur passé, leur titre, leurs qualités et leurs défauts, sont toutes uniques à leur manière, tous services confondus. En 2018, je veux continuer de m'émerveiller devant cette superbe diversité dont la valorisation nous permet tous de briller, et même plus.»
-Charlotte Lafrance, conseillère de Brad

«Une industrie qui brille, c’est une industrie en santé. Et la santé vient aussi de la diversité. Diversité des approches créatives, des modèles d’agence et des modèles de production, mais aussi la diversité au sein même des intervenants. Le tout dans l’intérêt de voir de plus en plus une variété de produits créatifs répondant aux demandes grandissantes des annonceurs. En 2018, notre énergie et notre passion continueront d’être investies à repousser nos propres limites, à sortir de notre zone de confort, à nous ouvrir à la vision des autres avec respect et écoute, et à tout donner pour générer la surprise et encourager cette diversité saine au sein d’une même industrie!»
-Caroline Grutman, chef de production créative de Tux

«JE NOUS INVITE AUSSI À NOUS VOIR ET À PARLER PLUS SOUVENT ENTRE PARTENAIRES ET COLLABORATEURS: MOINS DE COURRIELS ET PLUS DE FACE À FACE POUR MIEUX BÂTIR COMPLICITÉ ET CONFIANCE.»

«Notre métier d’artisans en architecture d’expérience est centré sur la créativité, c’est elle qui fait la valeur de notre travail, qui fait avancer les pensées, qui suscite les réflexions, les réactions positives ou négatives, les joies; en fait, des émotions. Alors, continuons et laissons savoir les observateurs que nous savons nous imbiber des composantes de notre société et cadre de vie, digérer et traduire notre perception du monde pour apporter et mettre en valeur les différences, les bénéfices des produits, le tout avec un regard curieux et non soumis pour aller encore un peu plus loin dans l’expression de nouveaux contenus.»
-Laurent Guez, chef du design, détail et expérientiel, de Tux

 

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