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Koze lance sa chaîne web spécialisée en humour

L’agence créative montréalaise Koze a lancé le 26 septembre Koze.TV, une chaîne web de contenu original et spécialisée en humour. Vincent Chabot et Pierre-Luc Miville, deux des quatre membres de l’équipe créative derrière les capsules humoristiques de François Bellefeuille et Phil Roy, en expliquent le concept. 

Lancée par Vincent Chabot, Pierre-Luc Miville, Patrick St-Martin et Sébastien St-Martin il y a à peine deux ans, Koze était au départ une boîte de production. Elle s’est vite transformée en agence créative lorsque plusieurs clients, en particulier des humoristes, lui ont demandé de créer leur contenu publicitaire. «Des projets comme Montréal en poches avec les gars de Poche & fils nous ont permis de nous mettre sur la carte d’un point de vue créatif», explique Vincent Chabot, producteur et président-directeur général de Koze.

Vincent chabot

koze

Koze diffusait déjà du contenu sur sa chaîne YouTube et sa page Facebook, jusqu’à ce qu’elle constate que plusieurs de ses concepts méritaient d’être poussés plus loin. «On a alors étudié l’avenue de concevoir une chaîne de contenu avec des partenaires humoristes avec qui l'on travaillait déjà et avec ceux qui avaient envie de développer des projets.»

De cette réflexion sont nées quatre séries qui seront présentées sur YouTube et Facebook.

Des capsules originales pour un public web

Les quatre séries proposent des contenus à un auditoire web, sans toutefois s’adresser à un «persona particulier». D’abord, Les Prodiges et Petite Sœur sont davantage tournées vers la fiction. Les Prodiges comprend 10 épisodes présentés chaque semaine à partir de novembre et met en scène les humoristes Julien Lacroix et Yannick De Martino qui décident de prendre un virage artistique et de devenir comédiens. En octobre, Petite Sœur, «dans le même style qu’Un gars, une fille», selon Pierre-Luc Miville, réalisateur, racontera les tribulations d’un frère, joué par Pierre-Luc Pomerleau, et de sa sœur.

Aussi en octobre et en novembre, huit épisodes d’Autour d’un keg proposeront des entrevues disjonctées sur fond de dégustation de bière. Enfin, Si j’aurais sera proposée au début de 2018 et tournera autour de la question lancée par un groupie à quelques humoristes bien connus: «S’ils n’avaient pas fait ce choix de carrière, que seraient-ils devenus?». «Cette série est un peu destinée aux hyperactifs puisqu’un gag n’attendra pas l’autre et mettra en scène notamment François Bellefeuille, Philippe Bond, Philippe Laprise, Phil Roy et Simon Gouache.»

pierre-Luc miville

koze

«Pour la relève, il s’agit vraiment d’un tremplin pour leur carrière et c’était vraiment ce qu’on cherchait à faire avec la chaîne, soutient Pierre-Luc Miville. Oui, l'on travaille avec des humoristes bien établis et l'on en est très reconnaissants, mais on veut que la relève perce pour qu’on perce ensemble.»

Un modèle de financement non traditionnel

Pour Koze, le lancement de la chaîne représentait un énorme investissement. «Le projet n’aurait toutefois pas été possible si nos collaborateurs, entre autres Eltoro, le studio Underground, nos pigistes et nos humoristes, n’avaient pas accepté d’y participer avant tout de cœur», mentionne Vincent Chabot.

L’objectif est d’obtenir prochainement du financement public et privé. Le modèle des revenus publicitaires classique n’a pas été retenu. «On croit que si des marques décident d’embarquer dans notre projet, c’est qu’elles accepteront d’intégrer de façon organique leur marque au contenu, pas en ajoutant une pub de 15 secondes avant un épisode.»

La chaîne télé n’est d’ailleurs pas celle à laquelle on pense normalement. «Le mot chaîne, ça veut juste dire que si vous nous suivez, vous visionnerez du contenu divertissant, à la chaîne, souligne Pierre-Luc Miville. On ne lance pas notre chaîne en tant que telle, mais bien du contenu.»

Il est encore trop tôt pour dire si les séries demeureront sur le web ou si elles pourraient se retrouver sur le petit écran. «C’est un objectif intéressant, mais c’est sûr qu’il faudra adapter le concept comme la télé est plus traditionnelle. Il faudra s’assurer que ça ne dénature pas le contenu.»

 

 

En couverture: Vincent Chabot, Patrick St-Martin, Pierre-Luc Miville, Sébastien St-Martin

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