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Jan-Nicolas Vanderveken: le numérique au cœur des expériences

Jan-Nicolas Vanderveken assurera la présidence du jury du concours Boomerang, dont la remise des prix aura lieu le 30 novembre prochain. Le président et chef de la direction de Havas Montréal explique sa vision de cet événement. 

Que représente pour vous la présidence de ce concours? 
L’invitation de présider le jury est tombée comme une autre bonne nouvelle dans un automne fort chargé pour Havas Montréal. C’est, en quelque sorte, la reconnaissance que l’héritage numérique de TP1 a bel et bien migré chez Havas. C’est aussi une occasion de contribuer à une réflexion sur la pertinence d’un concours qui souligne le travail en ligne, dans un monde où la frontière entre le traditionnel et le numérique n’existe plus.

Pourtant, le concours Boomerang est plus pertinent que jamais, offrant une tribune pour souligner l’évolution et l’excellence du produit numérique de chez nous, tant sur le plan des communications que des expériences et des écosystèmes. J’ai bien hâte de réunir ce jury et de discuter avec mes pairs de l’évolution de notre industrie.

Jan-Nicolas vanderveken

crédit photo: Alexis hobbs, consulat

Comment l'édition 2017 devrait-elle traduire l'évolution de l'industrie et comment voyez-vous l'industrie progresser? 
L’industrie numérique est entrée dans une nouvelle phase: elle n’est plus une option ou même un compagnon des communications traditionnelles. Quand on voit l’apparition des formats publicitaires de six secondes en télé, pour mieux calquer les formats présentés sur les plateformes sociales, on voit bien que la plupart des annonceurs ont compris que toute communication est numérique, parce que tous les consommateurs le sont. Le numérique permet de livrer des expériences intégrées, personnalisées et intelligentes. La prolifération des données disponibles, combinée avec l’intelligence artificielle, ouvre encore plus de portes.

Par contre, il y a souvent un décalage entre les envies des consommateurs et leurs comportements. Dans ce contexte, il ne faut pas oublier que les données ne disent pas tout. Il y a un espace où les consommateurs désirent, aspirent à plus, rêvent. Une industrie numérique qui ne prendrait pas en compte ces envies est vouée à devenir une commodité: mécanique et sans réelle valeur ajoutée. Trop longtemps, l'on a laissé à la télé le soin de construire des marques fortes. Ce temps est révolu, et le numérique est au cœur des expériences et des communications qui joindront des consommateurs toujours plus exigeants.

Quelle est votre vision cette année en tant que président? Quels types de projets souhaitez-vous récompenser?
La nature des projets récompensés année après année montre bien l’évolution de notre métier. D’une industrie souvent impressionnée par les gadgets du moment et qui récompensait le recours à la technologie, nous sommes devenus plus responsables et plus utiles pour les annonceurs qui, comme nous, construisent une relation avec leurs clients. 

Les marques se forment aujourd’hui par la somme des expériences que les consommateurs vivent, et Boomerang doit saluer les projets qui contribuent à bâtir et à faire évoluer des marques fortes et iconiques par l’utilisation pertinente des technologies numériques.

C’est la direction que je désire donner à notre jury.  

 

La remise de prix aura lieu le 30 novembre prochain au cinéma Impérial, à Montréal. Les billets seront mis en vente prochainement. 

 

En couverture: Sébastien D'amour, Jean-Sébastien Dénommé 

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