La référence des professionnels
des communications et du design

Les consommateurs prêts à payer pour du contenu en ligne

Depuis 2015, les Canadiens dépensent davantage en accès à internet qu'en abonnement à un service de câblodistribution, selon la mise à jour de mi-année du Rapport sur les tendances 2017 du Fonds des médias du Canada

Explosion du visionnement de vidéos sur le web

En 2016, la lecture de contenu audio et vidéo représentait 71% de l'achalandage en soirée sur les réseaux d’accès fixes en Amérique du Nord, selon Sandvine. Cette proportion est deux fois plus élevée qu’il y a cinq ans, alors que des plateformes comme Netflix, YouTube et Amazon Video monopolisent une importante partie de l'achalandage.

Au Canada, si 80% de la population regardent des vidéos en ligne, cette proportion atteint près de 100% des 18-34 ans.

Cependant, selon la firme IDC, les consommateurs sont prêts à débourser de plus en plus pour accéder à du contenu en ligne. Ainsi les dépenses à l’échelle mondiale devraient augmenter de 12,6% de 2015 à 2020.

Place au contenu original?

Les médias sociaux se livrent une bataille depuis plusieurs mois pour l’obtention des droits de diffusion en direct.

Twitter a perdu ses droits pour présenter en direct les parties du jeudi soir de la Ligue nationale de football (LNF) au profit d’Amazon, mais le réseau social a ajouté plusieurs ententes avec des ligues sportives et une avec Bloomberg Media pour diffuser en continu des nouvelles 24 heures par jour, 7 sept jours par semaine.

Afin de gagner des parts d’auditoires, les géants technologiques semblent maintenant prêts à diversifier leur offre en misant sur des productions originales.

À ce titre, YouTube a annoncé son offre de contenus originaux mettant en vedette des célébrités et dont le visionnement sera gratuit. Quant à lui, Snapchat a commandé du contenu original et a signé des ententes avec différents groupes médias pour la création de contenus à partir de propriétés intellectuelles existantes. De son côté, Apple a lancé sa première émission de téléréalité, Planet of the Apps, gratuite pour les abonnés de son service Apple Music. Facebook est le plus récent joueur dans la course, ayant dévoilé récemment qu’il comptait offrir du contenu original directement sur sa plateforme.

Moins de dramatiques, plus de non-fictions

De plus en plus, les joueurs traditionnels délaissent la production de fictions pour se concentrer sur des formats moins dispendieux. 

Amazon bâtit tranquillement son catalogue de non-fiction en investissant dans plusieurs formats, dont le Grand Tour. Quant à Netflix, il a lancé le talk-show Chelsea au début de 2016 avant d'annoncer 20 non-fictions originales prévues d'ici la fin de 2017, dont le talk-show avec David Letterman

Ce soudain intérêt pour la non-fiction s'explique en partie parce que ce format permet de diversifier l'offre de programmation originale et, ainsi, de fidéliser et d'élargir les bases d'abonnés. 

Par ailleurs, la non-fiction est beaucoup moins dispendieuse que les dramatiques pour les plateformes. Il leur est alors possible de décliner un format en plusieurs versions adaptées à des auditoires locaux.  

Le visionnement en continu gagne du terrain

Aux États-Unis, l'on compte maintenant plus d'adultes utilisant les services payants ou gratuits de diffusion en continu (68%) que d'abonnés à la télévision payante (67%). Les Américains sont aussi plus nombreux à être abonnés à Netflix (54%) qu'à posséder un enregistreur numérique personnel (53%). 

Les effets se font aussi ressentir ici. Depuis 2015, les Canadiens dépensent davantage en accès à internet qu'en abonnement à un service de câblodistribution. 

Les géants comme Amazon et Netflix se livrent à une guerre d'investissement afin d'étendre leur portée sur des marchés internationaux. Amazon a même rejoint Netflix en étendant son offre de service vidéo à 200 pays. 

 

 

 

 

Cliquez ici pour accéder au rapport complet. 

 

 

Photo à la couverture: Jens Kreuter

comments powered by Disqus