La référence des professionnels
des communications et du design

Qualinet: un placement média discutable

Alors que l'ouragan Harvey a causé des inondations sans précédent dans la région de Houston, au Texas, une publicité de Qualinet en couverture du Journal de Montréal le 28 août a fait jaser sur les médias sociaux. Dominique Verdon de Carat commente.

S'il est parfois tentant pour les marques de profiter d'un événement d'actualité d'envergure afin de promouvoir leurs produits et services, il peut toutefois s'agir d'un couteau à double tranchant. 

Ce lundi, en première page du Journal de Montréal se trouvait une publicité où le logo de l'entreprise spécialisée en nettoyage après sinistre et dégât d'eau ainsi qu'un jeu de mots faisant référence à l'ouragan Harvey étaient apposés sous une image montrant l'ampleur des dommages. 

image: @influenceComm Twitter 

Le contenu appartient à l'annonceur

dominique verdon

carat

«En matière d'expertise, il y a quelque chose d'assez intéressant à utiliser la réactivité pour profiter de l'actualité, explique Dominique Verdon, codirecteur de Carat. Sur le plan des idées et des tactiques, si le contenu est pertinent et ajoute une valeur additionnelle, c'est quelque chose qu'on peut proposer aux annonceurs. C'est vraiment le type de contenu et le message qui peuvent comporter des risques.»

Par ailleurs, Dominique Verdon fait remarquer qu'«au chapitre du message, l'annonceur est responsable de ce à quoi il désire être associé». Il précise aussi que l'assemblage d'un placement publicitaire à un événement d'actualité s'avère parfois «une erreur d'inattention ou manuelle de la marque, qui en subit alors les contrecoups».

Dans le cas de Qualinet, le directeur général de Carat note qu'il y a possiblement eu un travail entre l'éditeur et l'annonceur, mais fait remarquer que les bandeaux de bas de page sont achetés à l'année, souvent des mois à l'avance.  

Pas la première fois

Ce n'est toutefois pas la première fois que Qualinet se retrouve au centre de discussions à la suite d'un placement média dans les pages du Journal de Montréal. En 2013, l'entreprise annonçait ses services, alors que le titre en une du quotidien révélait la mort par noyade d'une automobiliste.

Erreur ou pas, une fois l'information dévoilée publiquement, que ce soit sur papier ou en format numérique, elle, ne peut plus être récupérée ni effacée.

Le principe est en effet le même pour les publicités sur le web, normalement disposées selon des algorithmes. Ainsi, Dominique Verdon fait remarquer qu'«il ne suffit que d'une capture d'écran ou d'un partage pour qu'une bourde se retrouve partout sur les médias sociaux».

comments powered by Disqus